Avec notre correspondant à Moroni, Abdallah MzembabaSous un ciel chargé, le cercueil de Salim Tourqui est porté par des militaires avant des obsèques populaires. Plus de 4 000 personnes sont présentes dans la foule. Élus, jeunes et dirigeants passés et actuels ont notamment fait le déplacement. Toutes sont venues, disent-ils, « saluer l’homme, son œuvre et lui dire adieu ».Fayssoile Moussa a travaillé durant de longues années avec Salim Tourqui. « Il a permis à travers les Cœlacanthes et à travers le football que les Comores rayonnent partout dans le monde. L’homme était le conseiller de tout le monde. Il a servi le sport, mais il ne s’est pas servi », explique-t-il.Plusieurs fédérations dont celles de boxe et de taekwondo ont salué l’engagement de Salim Tourqui qui ne se limitait pas au football. « Il s’intéressait plus au foot certes, mais pour lui toutes les disciplines l’intéressaient. L’essentiel, c’était de porter le drapeau plus haut des Comores quelle que soit la discipline. Il a tout fait et a apporté pas mal de choses, a aidé pas mal de gens et d’associations. On va essayer de refaire la même chose et en même temps toujours penser à lui parce qu’il a été un précurseur de la jeunesse et du sport des Comores », déclare Ibrahim Mze Mohamed, président du comité olympique et sportif des îles Comores.Salim Tourqui laisse derrière lui une épouse, quatre enfants, mais aussi un héritage pour le football comorien marqué à jamais par son slogan, « on va de l’avant ».NewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mailSuivez toute l’actualité internationale en téléchargeant l’application RFI







