Le gouvernement égyptien a récemment annoncé une augmentation des prix des carburants, une décision qui devrait impacter davantage une population déjà confrontée à des pressions inflationnistes.
Des prix en hausse impactant la population
Les nouveaux tarifs, appliqués depuis vendredi, ont été divulgués sur la page Facebook officielle du gouvernement. Le prix du diesel, utilisé principalement pour le transport des personnes et des marchandises, est passé de 8,5 à 10 livres égyptiennes par litre. De même, le prix de l’essence 95 octane a augmenté de 12,5 à 13,5 livres égyptiennes le litre. Ces hausses ont été justifiées par le gouvernement comme résultant de la hausse des coûts d’importation d’énergie, attribuée à la dépréciation de la monnaie locale et à la flambée des prix mondiaux de l’énergie suite aux perturbations survenues en mer Rouge.
Impact sur l’économie et les politiques financières
Ces réajustements s’inscrivent dans le contexte des nouvelles politiques initiées en Égypte. La Banque centrale du pays a récemment adopté un taux de change basé sur le marché, rompant ainsi avec une année de défense d’une monnaie locale surévaluée. Cette décision a entraîné une appréciation de près de 10 % de la livre égyptienne face au dollar américain, favorisée par l’entrée de devises étrangères dans le secteur bancaire. De plus, le coût des bouteilles de gaz butane a également augmenté, passant de 75 à 100 livres égyptiennes. Ces ajustements fiscaux s’inscrivent dans le cadre des conditions fixées par le Fonds monétaire international pour le déblocage de nouveaux prêts à l’Égypte.
Ces mesures surviennent alors que l’économie égyptienne a été durement éprouvée ces dernières années, notamment par des politiques d’austérité, les conséquences de la pandémie de Covid-19, l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les tensions entre Israël et le Hamas, et les attaques des Houthis perturbant les routes maritimes de la mer Rouge, affectant les revenus du canal de Suez, vital pour l’économie du pays.
Implication du FMI et soutien des Émirats arabes unis
L’accord récent entre l’Égypte et le Fonds monétaire international marque un tournant dans les efforts de relance de l’économie égyptienne. Initialement prévu à 3 milliards de dollars, le plan de sauvetage a été porté à 8 milliards de dollars après des négociations intensives. L’implication du FMI souligne la nécessité pour le gouvernement égyptien de poursuivre des politiques de resserrement monétaire et fiscal, incluant la réduction des subventions publiques.
Par ailleurs, les Émirats arabes unis ont annoncé un investissement massif de 35 milliards de dollars le long de la côte méditerranéenne, offrant ainsi un soutien financier significatif à l’Égypte dans un contexte économique délicat.
Ces décisions économiques récentes soulignent les défis auxquels est confrontée l’économie égyptienne, tout en mettant en lumière la nécessité pour le gouvernement de prendre des mesures audacieuses pour stabiliser l’économie et garantir la prospérité de la population dans les années à venir.







