Deux statues de grande valeur historique ont récemment fait leur retour en Thaïlande, marquant un moment significatif dans le domaine de la restitution d’œuvres d’art volées.
Un retour tant attendu
Après avoir été volée il y a cinquante ans par un collectionneur d’antiquités britannique, la statue surnommée « le garçon en or » a été restituée par la collection du Metropolitan Museum of Art (MET) de New York à la Thaïlande. En plus de cette statue emblématique, une seconde sculpture en bronze représentant une femme agenouillée priant les mains jointes au-dessus de la tête a également été rendue à son pays d’origine lors d’une cérémonie spéciale.
Un geste apprécié par la Thaïlande
La Ministre de la Culture thaïlandaise, Sudawan Wangsuphakijkosol, s’est exprimée en ces termes : « Au nom du gouvernement et du peuple thaïlandais, je voudrais exprimer ma gratitude pour le retour de ces deux objets importants. Ces trésors constituent un patrimoine national appartenant à tous les Thaïlandais et leur restitution est une étape cruciale dans la préservation de notre histoire et de notre culture. »
- Le MET et la Thaïlande s’engagent dans un partenariat
Le Metropolitan Museum of Art a récemment signé un protocole d’accord avec la Thaïlande à New York, officialisant ainsi un engagement mutuel à collaborer dans le domaine artistique. Cette collaboration inclut des échanges d’art et d’expertise, ainsi que la possibilité d’exposer et d’étudier l’art thaïlandais.
- Mesures prises pour garantir la restitution
Dans le cadre de cette démarche, des mesures concrètes ont été prises, telles qu’un examen approfondi des œuvres de la collection, le recrutement de chercheurs spécialisés dans la provenance des objets, et l’implication du personnel du MET pour contribuer au dialogue public sur cette question cruciale.
John Guy, conservateur au MET, a expliqué : « La décision de restituer ces deux objets découle d’une analyse approfondie qui a révélé que leur propriété légitime est thaïlandaise. Ce mouvement s’inscrit dans le cadre de l’initiative sur les biens culturels du MET, lancée l’année dernière, qui vise à promouvoir une gestion responsable des antiquités et un partage équitable du patrimoine mondial. »
Ce geste de restitution survient à un moment où de nombreux musées à travers les États-Unis et l’Europe sont confrontés à des questionnements sur la légitimité de certaines pièces de leurs collections, issues de pratiques historiques condamnables telles que le pillage culturel en Asie, en Afrique et dans d’autres parties du globe.







