Un journaliste français détenu en Ethiopie a été libéré après une semaine de captivité.
Des conditions de détention difficiles
Antoine Galindo, journaliste âgé de 36 ans, a été arrêté le 22 février dans un hôtel d’Addis-Abeba, en compagnie d’un membre du Front de libération oromo (OLF), un parti légalement enregistré en Ethiopie. Alors que son collègue est toujours en détention, Antoine Galindo a comparu devant un juge qui a ordonné son maintien en prison. Les autorités policières l’avaient accusé de comploter pour semer le chaos dans le pays.
Le rédacteur en chef d’Africa Intelligence, où Galindo travaille, a exprimé un grand soulagement à la suite de sa libération. Le journaliste a affirmé à son retour en France qu’il avait été bien traité malgré des conditions de détention difficiles.
Accusations infondées
Le magazine Africa Intelligence a vivement critiqué les accusations portées contre Galindo, les qualifiant de « fallacieuses » et injustifiées. Le journaliste se trouvait en Ethiopie pour couvrir le Sommet de l’Union africaine sur l’invitation officielle de l’organisation. Cependant, il a été arrêté pour avoir supposément dépassé le cadre de son accréditation en recueillant des données jugées sensibles sur des questions politiques internes du pays.
La secrétaire d’Etat éthiopienne à la Communication a confirmé que la détention de Galindo était liée à ces activités jugées illégitimes par les autorités. Cependant, Africa Intelligence maintient que son journaliste était innocent et travaillait dans le cadre de sa mission journalistique.
Une libération attendue
Après une semaine derrière les barreaux, la libération d’Antoine Galindo a été accueillie favorablement par sa rédaction et ses proches. Son retour en France marque la fin d’une période d’incertitude et de préoccupation pour le journaliste et son entourage.
Cet épisode met en lumière les défis auxquels les journalistes peuvent être confrontés lorsqu’ils exercent leur métier, notamment dans des contextes politiques sensibles. La liberté de la presse demeure une préoccupation majeure à l’échelle mondiale, et les cas de détention de professionnels des médias suscitent régulièrement l’indignation et la mobilisation de la communauté internationale.







