Jeudi, les députés français ont marqué une étape historique en condamnant la répression policière de 1961 contre des manifestants algériens à Paris, la qualifiant de « répression sanglante et meurtrière ».
Reconnaissance d’un massacre longtemps occulté
L’Assemblée nationale a adopté une résolution non contraignante par 67 voix contre 11, condamnant les brutalités policières du 17 octobre 1961. Cette décision historique vise à reconnaître un épisode tragique longtemps passé sous silence.
Les terribles conséquences de la répression
- Environ 12 000 Algériens ont été arrêtés lors de cette répression violente, et des dizaines ont perdu la vie, certains ayant été jetés dans la Seine, selon les déclarations du président Emmanuel Macron en 2021.
- Les historiens estiment que plus de 120 manifestants ont été tués, certains abattus par des tirs, d’autres ayant tragiquement péri par noyade.
Cet épisode tragique a marqué les mémoires et souligné les tensions de l’époque, alors que l’Algérie luttait pour son indépendance après 132 ans de domination française.
Appel à une commémoration nationale
La résolution adoptée inclut également un appel à instaurer une journée nationale du souvenir en mémoire des victimes de cette répression meurtrière.







