La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine, connue sous le nom de MINUSCA, avec ses 14 400 militaires, est sur le point de voir son mandat prolongé pour une année supplémentaire.
La situation sécuritaire en République centrafricaine
Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Valentine Rugwabiza, Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine et Cheffe de la MINUSCA, a présenté un état des lieux de la situation sécuritaire dans le pays. Elle a particulièrement mis en avant le respect de l’Accord politique signé à Khartoum en 2019 entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés. Elle a annoncé la dissolution de six groupes armés et de trois factions de groupes armés signataires de l’Accord politique, entraînant le désarmement et la démobilisation de leurs combattants, avec l’intégration de certains au sein des forces armées nationales.
La nécessité d’une prolongation du mandat de la MINUSCA
Valentine Rugwabiza a plaidé en faveur d’une prolongation de la MINUSCA, soulignant la nécessité de doter cette mission de moyens supplémentaires pour soutenir les autorités dans l’organisation des prochaines élections locales. Elle a également souligné l’importance de la réintégration socioéconomique des ex-combattants pour assurer une transition réussie. Malgré les progrès accomplis, elle estime que le rôle de la MINUSCA demeure essentiel dans la consolidation de ces avancées.
- La MINUSCA doit être prolongée d’une année supplémentaire, jusqu’au 15 novembre 2025.
- Les ressources nécessaires doivent être mises à disposition pour assurer la mise en œuvre efficace du mandat de la MINUSCA.
Les enjeux liés aux Casques bleus en République centrafricaine
En dépit de ses actions, la MINUSCA doit faire face à des accusations d’abus et d’exploitation sexuelle, ternissant la réputation des Casques bleus. Des rapports de l’ONU évoquent des centaines de victimes de ces abus, sans que les Nations Unies parviennent à y mettre un terme, suscitant l’indignation des Centrafricains.
Le Plan national de développement pour sortir la République centrafricaine de la crise
Omar Hilale, Président de la formation République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix, a salué l’adoption en septembre 2024 du nouveau Plan national de développement (PND). Ce plan vise à transformer la République centrafricaine pour la sortir d’une crise prolongée et d’une dépendance à l’aide humanitaire.
- L’adoption du PND en 2024 marque une étape importante dans la reconstruction du pays.
- Le PND est conçu pour stimuler le développement économique et social de la République centrafricaine.







