Dans son rapport sur les risques mondiaux, le Forum économique mondial met en garde contre la propagation des fake news et de la désinformation alimentées par l’intelligence artificielle. Selon l’organisation, ces informations trompeuses représenteraient le principal risque immédiat pour l’économie mondiale. Le rapport souligne également les risques environnementaux à long terme tels que le changement climatique.
L’essor de l’intelligence artificielle et des chatbots génératifs d’IA comme ChatGPT a permis la création de contenu synthétique sophistiqué. Cette avancée technologique pourrait être utilisée pour manipuler et influencer massivement des groupes de personnes. Les auteurs du rapport insistent sur le fait que cette capacité n’était jusqu’à présent réservée qu’à des personnes possédant des compétences spécialisées.
Le sujet de l’intelligence artificielle devrait être au cœur des discussions lors du rassemblement annuel des PDG et dirigeants mondiaux à Davos. Des personnalités du secteur technologique telles que le PDG d’OpenAI, Sam Altman, le PDG de Microsoft, Satya Nadella, et Yann LeCun, le scientifique en chef de l’IA de Meta, participeront à cet événement.
Les fake news et la désinformation alimentées par l’IA posent un risque majeur alors que plusieurs pays, dont les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Inde, organisent des élections cette année. L’utilisation de l’intelligence artificielle permet la création de deepfakes, des vidéos ou des enregistrements audio manipulés qui peuvent influencer les opinions et les votes des électeurs. Les fausses informations pourraient également remettre en question la légitimité des gouvernements élus et entraîner une polarisation plus importante au sein de la société.
Le rapport met également en lumière d’autres risques liés à l’intelligence artificielle. L’automatisation de cyberattaques, l’introduction de logiciels malveillants avancés et la contamination des données utilisées pour l’entraînement d’autres systèmes d’IA sont autant de préoccupations majeures. Selon Carolina Klint, responsable de la gestion des risques chez Marsh, l’intégration de biais supplémentaires dans les modèles d’IA peut être extrêmement difficile à inverser.
Outre les risques liés à la désinformation, le rapport souligne également l’urgence des problèmes environnementaux.







