La Cour d’Etat au Niger lève l’immunité présidentielle de Mohamed Bazoum
Accusations graves et procédures judiciaires
La Cour d’Etat au Niger a récemment pris la décision de lever l’immunité présidentielle de l’ancien président Mohamed Bazoum, l’accusant de haute trahison, complot visant à porter atteinte à la sûreté de l’État et apologie du terrorisme. Cette décision marque un tournant important dans la vie politique du pays, amenant Bazoum devant les tribunaux militaires pour répondre de ces graves accusations.
- **Haute trahison** : L’accusation de haute trahison porte sur des actes présumés qui mettraient en péril la sécurité et la stabilité de l’État. Ces allégations sont prises très au sérieux par les autorités judiciaires.
- **Complot et apologie du terrorisme** : Les accusations de complot et d’apologie du terrorisme soulèvent des inquiétudes quant aux actions passées de l’ancien président et à son éventuelle implication dans des activités contraires à la loi.
Contestation et critiques
Les avocats de Mohamed Bazoum ont exprimé leur mécontentement face à cette décision, dénonçant un manque de transparence et le non-respect des procédures judiciaires. Ils affirment n’avoir jamais eu la possibilité de rencontrer leur client et dénoncent ce qu’ils qualifient d’avènement de l’arbitraire et la remise en cause de l’indépendance du pouvoir judiciaire au Niger.
- **Manque de transparence** : Les avocats soulèvent des préoccupations quant au processus ayant conduit à la levée de l’immunité présidentielle, pointant du doigt le caractère expéditif de la décision et le non-respect des droits de la défense.
- **Indépendance judiciaire** : La décision de la Cour d’Etat soulève des interrogations sur l’indépendance réelle du pouvoir judiciaire au Niger, remettant en cause la crédibilité des institutions juridiques du pays.
Présidence tumultueuse et séquestration
Mohamed Bazoum a dirigé le Niger de 2021 à 2023, marquant son mandat par des événements tumultueux et une séquestration de 10 mois. Malgré les pressions exercées sur lui, l’ancien président de 64 ans n’a jamais démissionné, témoignant de sa détermination à défendre son intégrité et son innocence face aux accusations portées contre lui.







