Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre BénazetSi la presse américaine annonçait que le stock belge de contraceptifs avait bel et bien été détruit, vendredi 12 septembre, Bruxelles, de son côté, dément avoir donné son feu vert à une telle mesure, expliquant toujours tenter de convaincre Washington d’éviter un tel gâchis.Les inspecteurs du gouvernement régional flamand envoyés dans la ville de Geel, dans la province d’Anvers, pour inspecter les marchandises sanitaires de l’USAID stockées dans les entrepôts de l’entreprise Kuehne+Nagel – des stérilets et des implants hormonaux pour une valeur de plus de 8,5 millions d’euros – affirment en effet qu’ils s’y trouvent toujours à ce stade. Si l’administration Trump a l’intention de les envoyer en France en vue de leur destruction, une autorisation des autorités locales se révèle toutefois nécessaire. Or, le ministère régional flamand de l’Environnement estime que ces « produits relèvent de l’interdiction d’incinération de biens réutilisables ». Si la possibilité de demander une dérogation existe bien, aucune demande en ce sens n’a été déposée, affirme également ce dernier.Du côté du gouvernement fédéral belge, le ministère des Affaires étrangères avait déjà tenté – sans succès – de racheter ces stocks. Vendredi 12 septembre, celui-ci confiait poursuivre les contacts diplomatiques avec les États-Unis dans le but d’éviter leur destruction. À lire aussi«Une destruction insensée»: ce que l’on sait du projet américain d’incinérer un stock de contraceptifs en EuropeNewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mailSuivez toute l’actualité internationale en téléchargeant l’application RFI







