Les manifestations au Kenya continuent de provoquer des tensions deux semaines après leur début. La situation s’est particulièrement envenimée lors de la grève du mardi 25 juin, suscitant des inquiétudes au sein de la communauté internationale qui appelle à un retour au calme et à un dialogue entre les différentes parties.
Violence lors de la manifestation à Nairobi
Lors de la troisième manifestation du mouvement « Occupy Parliament », les protestataires ont rencontré une répression violente de la part des autorités à Nairobi. Le groupe de manifestants a forcé la police en détruisant un barrage pour accéder au Parlement, entraînant l’utilisation de gaz lacrymogène, de matraques et de canons à eau pour disperser la foule. Selon l’association professionnelle des médecins du pays, au moins 13 personnes ont perdu la vie lors de ces affrontements.
Réactions de la communauté internationale
La violence observée lors de cette manifestation a suscité l’inquiétude au sein de la communauté internationale. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa préoccupation face à la situation. De même, la France et l’Allemagne se sont dites « fortement préoccupées » par les violences. Les États-Unis ont aussi réagi, exprimant leurs condoléances aux familles endeuillées et appelant au rétablissement de l’ordre pour favoriser un dialogue constructif entre les parties en présence.
- La France et l’Allemagne se disent « fortement préoccupées » par les violences.
- Les États-Unis expriment leurs condoléances et appellent au rétablissement de l’ordre pour favoriser le dialogue.
Depuis le 13 juin, les manifestations se multiplient à travers le pays pour protester contre le projet de loi finances 2024-25, qui prévoit l’introduction de nouvelles taxes, notamment sur les véhicules particuliers et le pain. Bien que le gouvernement ait légèrement reculé, les manifestants, principalement des membres de la Gen Z, réclament le retrait total de la loi et critiquent la politique du président William Ruto, en fonction depuis 2022. Ce dernier a déployé l’armée pour réprimer ce qu’il qualifie de « violence et d’anarchie ».
- Les manifestations ont débuté le 13 juin contre le projet de loi finances 2024-25.
- Les manifestants exigent le retrait intégral du texte de loi et critiquent le président en exercice.
- Le président William Ruto a mobilisé l’armée contre les manifestations.
Cette situation tendue au Kenya soulève des interrogations quant à l’avenir des mouvements de protestation et à la manière dont le gouvernement va gérer cette crise sociale. Il est essentiel que toutes les parties prenantes fassent preuve de retenue et cherchent des solutions pacifiques pour éviter toute escalade de la violence et promouvoir un dialogue constructif dans l’intérêt de la nation.







