La Cour pénale internationale autorise l’audience de confirmation des charges contre Joseph Kony en son absence.
Un long parcours de crimes
Au cœur de l’affaire se trouve Joseph Kony, fugitif ougandais de 62 ans, fondateur et chef de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Recherché depuis 2005, il est accusé de 36 chefs d’accusation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, incluant meurtre, viol, utilisation d’enfants-soldats, esclavage sexuel, mariage forcé et grossesse forcée.
Une terreur impitoyable
Pendant près de deux décennies, la LRA a semé la terreur en Ouganda, menant des attaques depuis ses bases dans le nord du pays et les pays voisins. Le conflit a coûté la vie à environ 100 000 personnes, selon les estimations de l’ONU. Malgré les accusations, Joseph Kony demeure en liberté et nie toute implication.
La procédure de confirmation des charges, autorisée par le Statut de Rome de la CPI, permet d’avancer dans le processus judiciaire même en l’absence du suspect. Toutefois, un procès ne peut avoir lieu que si l’accusé se présente devant la Cour. Cette méthode est utilisée pour accélérer les affaires impliquant des fugitifs, bien que dans des circonstances exceptionnelles.







