Le gouvernement togolais interdit les manifestations de protestation, générant des tensions accrues dans le pays.

Restriction des manifestations et élections législatives reportées

Les autorités togolaises ont déclaré illégales les manifestations de trois jours destinées à protester contre l’arrestation de leaders de l’opposition et une nouvelle loi annulant les élections présidentielles. Les ministères de l’Intérieur et de la Sécurité ont justifié cette décision en affirmant que ces rassemblements perturberaient l’ordre public. Parallèlement, les élections législatives ont été reportées au 29 avril, retardant ainsi le scrutin de plus d’une semaine.

Arrestations et réactions de l’opposition

  • Neuf militants de l’opposition ont été arrêtés pour avoir participé à des activités politiques sur un marché, avant d’être libérés.
  • L’opposition dénonce des arrestations arbitraires et abusives, pointant du doigt des manœuvres du gouvernement pour les intimider.
  • La coalition de l’opposition évalue la possibilité d’organiser malgré tout les manifestations prévues.

Modification constitutionnelle contestée

Une nouvelle Constitution, adoptée par les députés et prête à être promulguée, octroie au Parlement le pouvoir de sélectionner le président, éliminant ainsi les élections directes. Cette réforme pourrait permettre au président actuel, Faure Gnassingbé, de se maintenir au pouvoir après 2025, suscitant des inquiétudes au sein de l’opposition et du clergé.

Inquiétudes et antécédents des manifestations

  1. L’opposition et certains experts estiment que cette loi vise à prolonger le règne de Faure Gnassingbé.
  2. Les précédentes manifestations ont été marquées par des violences et des répressions, laissant craindre de nouveaux affrontements.
  3. La société togolaise, marquée par des expériences amères, reste prudente face aux appels à la protestation.

Le pays, dirigé par la même famille depuis près de 60 ans, voit ses règles électorales remises en question. Alors que certains juristes soulignent une possible limitation du pouvoir présidentiel avec cette Constitution, l’opposition redoute que la création d’un nouveau rôle de président du conseil des ministres ne serve à maintenir M. Gnassingbé au pouvoir.

Pays concernés Afrique du Sud Autres