Le gouvernement ivoirien a récemment annoncé une augmentation de 20 % des tarifs d’achat de cacao pour les planteurs, une décision qui suscite des réactions mitigées au sein de la communauté agricole ivoirienne.
Des tarifs en hausse mais des doutes persistent
- Fixé à 1 500 francs CFA le kilo en avril dernier, le prix d’achat du cacao a été relevé de 20 % pour atteindre 1 800 francs CFA, soit près du double par rapport à l’année précédente.
- Les producteurs de cacao expriment leur insatisfaction quant à cette augmentation, soulignant que le nouveau prix ne correspond pas à la réalité du marché mondial selon Koffi Kanga, président de l’Association des producteurs de café-cacao de la Côte d’Ivoire (Anaproci).
- Certains agriculteurs espéraient une augmentation plus significative, allant jusqu’à 60 % du prix CAF, conformément aux dispositions régissant la commercialisation du cacao.
Les répercussions de la décision gouvernementale
- Les autorités ivoiriennes estiment que cette hausse permettra de répondre aux besoins des producteurs tout en finançant la couverture maladie universelle pour près d’un million d’agriculteurs.
- En plus de l’augmentation des prix du cacao, le gouvernement a également décidé d’augmenter le prix d’achat du café de 1 500 francs CFA à 900 francs CFA, une mesure visant à soutenir les producteurs locaux.
- La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, est fortement dépendante de cette culture qui représente environ un million d’emplois et assure les moyens de subsistance de cinq millions de personnes.
Malgré les initiatives prises par le gouvernement, les planteurs de cacao en Côte d’Ivoire rencontrent d’autres défis comme le vieillissement des vergers et la propagation de maladies impactant leurs plantations. La question de la viabilité des exploitations agricoles dans un contexte mondial changeant reste au cœur des préoccupations de la filière cacao ivoirienne.
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