Les récentes pluies diluviennes touchant les régions désertiques ont provoqué des transformations étonnantes, y compris au Sahara.
Des lacs ressuscités par les fortes précipitations
Les pluies abondantes en août et septembre ont redonné vie à d’anciens lacs asséchés depuis des décennies, offrant un spectacle rare dans ces zones arides. Le lac Iriqui, desséché depuis 50 ans entre Zagora et Tata, a retrouvé son eau, confirmé par des images de la NASA. Selon Houssine Youabeb de la Direction générale de la météorologie du Maroc, cela laisse entrevoir la possible résurrection d’autres lacs désertiques.
Impact des phénomènes météorologiques exceptionnels
Les experts notent que le sud du Maroc est généralement épargné par les précipitations du front intertropical, dû à la rencontre d’air chaud et humide du sud avec l’air sec du nord. Cependant, cette année, ces conditions ont provoqué des pluies violentes et des inondations dévastatrices dans la région. Houssine Youabeb souligne que l’évaporation croissante, liée au réchauffement climatique, entraînera davantage d’humidité dans l’air, conduisant à des phénomènes météorologiques extrêmes imprévisibles.
- Les pluies ont causé la mort de 341 personnes au Sahara.
- En Afrique de l’Ouest et au Centre, quelque 4 millions de personnes ont été impactées.
- Au Tchad, plus d’un million et demi d’habitants ont été touchés, avec au moins 145 pertes humaines.
Conséquences tragiques des conditions météorologiques extrêmes
Ces événements dramatiques soulignent les conséquences dévastatrices des conditions météorologiques extrêmes sur les populations vulnérables de la région. Les autorités s’efforcent de répondre aux besoins des sinistrés et de mettre en place des mesures de prévention pour limiter l’impact de telles catastrophes à l’avenir.







