L’Organisation maritime internationale exhorte les professionnels du secteur à redoubler d’efforts en vue de la réduction de l’empreinte carbone.
Les mesures proposées par l’OMI pour réduire l’empreinte carbone
Le secrétaire général de l’OMI, Arsenio Dominguez, a récemment souligné la nécessité pour le secteur du transport maritime international de prendre des mesures plus importantes pour réduire son impact environnemental. Parmi les mesures suggérées figurent :
- L’utilisation de satellites pour établir des itinéraires plus efficaces en fonction de la météo afin de réduire la consommation de carburant.
- Le nettoyage des coques des navires pour réduire les frottements dans l’eau.
- L’adoption du « slow steaming », qui consiste à naviguer à une vitesse inférieure à la capacité maximale du navire pour réduire la consommation de carburant.
Les défis de la décarbonisation du secteur maritime
La réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur maritime est un défi majeur. Bien que certaines initiatives aient été prises par certaines entreprises, l’objectif de l’OMI de réduire les émissions de 30 % d’ici à 2030 nécessite des efforts concertés.
- L’utilisation de carburants plus propres comme l’hydrogène, l’ammoniac et les biocarburants est une solution potentielle.
- La transition vers des carburants plus propres est freinée par des coûts plus élevés, la disponibilité limitée à grande échelle et la nécessité de produire ces carburants de manière durable.
- La décarbonisation du secteur maritime est cruciale, car celui-ci est responsable d’environ 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, un chiffre appelé à augmenter si des mesures adéquates ne sont pas prises.
Il est impératif de revoir les carburants utilisés dans le transport maritime pour atteindre les objectifs de réduction des émissions fixés par l’OMI.
La perspective d’une taxe sur le carbone dans le secteur maritime
L’OMI envisage la possibilité de mettre en place une taxe sur le carbone dans le secteur maritime pour encourager les compagnies à réduire leurs émissions. Cette taxe serait similaire à celles déjà en place dans certains pays de l’Union européenne.
- Actuellement, les grands navires qui entrent et sortent des ports européens doivent payer des taxes sur leurs émissions de dioxyde de carbone, et à partir de 2026, ils devront également payer pour les émissions de méthane et d’oxyde nitreux.
- Cette taxe sur le carbone vise à simplifier le système de taxation pour les compagnies maritimes et à les inciter à réduire leurs émissions polluantes.
Les enjeux de la transition vers des carburants plus propres
La transition vers des carburants plus propres, tels que le gaz naturel liquide (GNL), suscite des débats au sein de l’industrie maritime. Certains estiment que l’utilisation du GNL n’est qu’une solution temporaire qui ne favorise pas une réelle transition vers des énergies renouvelables.
- Les fuites de GNL, composé en grande partie de méthane, un puissant gaz à effet de serre, pourraient annuler les avantages environnementaux de sa combustion plus propre par rapport aux combustibles fossiles traditionnels.
- Les compagnies maritimes doivent prendre des décisions éclairées pour réduire leurs émissions tout en progressant vers des solutions énergétiques plus durables.







