Le gouvernement haïtien prolonge le couvre-feu pour contrer les attaques de gangs à Port-au-Prince.
Situation sécuritaire précaire à Port-au-Prince
Face à la recrudescence des violences perpétrées par des gangs armés qui ont plongé la capitale haïtienne dans le chaos, le gouvernement a décidé de prolonger le couvre-feu. Cette mesure vise à mettre un terme aux attaques répétées et à restaurer l’ordre dans la ville. En parallèle, toutes les manifestations publiques sont désormais interdites dans la zone métropolitaine et au-delà, afin de limiter les troubles qui agitent le pays.
Appel à la démission du Premier ministre contesté
Les actes criminels perpétrés par les bandes armées ont pris une ampleur inquiétante en l’absence du Premier ministre Ariel Henry, dont la légitimité est contestée. La déclaration d’un premier état d’urgence accompagné d’un couvre-feu avait été faite à la suite de l’évasion massive de détenus consécutive à l’attaque de prisons par ces groupes armés. Alors que le Premier ministre est actuellement bloqué à l’extérieur du pays, la pression monte pour qu’il démissionne, de nombreux responsables politiques appelant de leurs vœux un changement à la tête du gouvernement haïtien.
Le pays, déjà fragilisé par l’absence de président et de parlement, se retrouve dans une situation de crise sans précédent. Depuis 2016, aucune élection n’a été organisée, et la nomination d’Ariel Henry par feu le président Jovenel Moïse en 2021 devait normalement être suivie par des élections, ce qui ne s’est toujours pas concrétisé à ce jour.







