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Guinée-Bissau : pression croissante sur les médias avant 2025

La pression sur les médias en Guinée-Bissau s'intensifie à l'approche des élections de 2025. Les journalistes font face à des menaces, agressions et intimidations quotidiennes. Radio Capital FM a subi deux attaques majeures. L'expulsion de médias portugais et l'agression d'un journaliste illustrent la détérioration de la liberté d'expression. Cette situation menace le processus démocratique et l'accès à une information pluraliste.
Pression sur les médias en Guinée-Bissau : L'effervescence électorale au cœur d'une station de radio communautaire

La pression sur les médias en Guinée-Bissau s’intensifie à l’approche des élections de 2025, menaçant la liberté d’expression et le travail des journalistes. Afrikactus analyse cette situation préoccupante.

Un paysage médiatique sous tension

La Guinée-Bissau compte un nombre impressionnant de 88 stations de radio, privées et communautaires. Cette diversité pourrait laisser penser à une liberté d’expression florissante. Pourtant, la réalité est bien différente. Les médias bissau-guinéens font face à une pression croissante, particulièrement dans le contexte pré-électoral actuel.

Radio Capital FM, la station la plus populaire du pays, illustre parfaitement cette situation alarmante. Lancuba Danso, directeur de l’information, témoigne : « Les menaces sont quasi quotidiennes ». Au-delà des intimidations verbales, la radio a subi deux attaques physiques majeures :

  1. En 2020 : Des assaillants ont saccagé les locaux à l’aube.
  2. En 2022 : Des hommes armés et masqués ont détruit le matériel et blessé sept employés.

La pression sur les médias en Guinée-Bissau : un phénomène généralisé

Les journalistes ne sont pas les seules cibles de ces pressions. Toute personne s’exprimant publiquement à la radio risque des représailles. Cette situation entrave gravement le travail journalistique. Lancuba Danso explique : « Inviter des experts devient un défi. Ils refusent souvent par crainte des conséquences. »

Cette pression sur les médias en Guinée-Bissau s’étend à tous les sujets, même ceux apparemment apolitiques. Par exemple, l’analyse des grèves dans le secteur de la santé implique nécessairement une critique de l’inaction gouvernementale, exposant ainsi les intervenants à des risques.

Escalade des tensions à l’approche des élections

Avec les élections présidentielles et législatives prévues le 23 novembre 2025, la pression sur les médias en Guinée-Bissau atteint un nouveau pic. En août dernier, les autorités ont pris une décision sans précédent : l’expulsion de deux médias publics portugais.

Helena Fidalgo, journaliste de l’agence de presse Lusa, exprime sa stupéfaction : « Cette décision était totalement inattendue. Aucune explication officielle ne nous a été fournie. » Le Premier ministre Braima Camará a justifié cette mesure au nom de la « souveraineté nationale », sans plus de précisions.

Violences physiques contre les journalistes

La veille de cette expulsion, un incident choquant a eu lieu. Waldir Araújo, journaliste bissau-guinéen travaillant pour la chaîne portugaise RTP, a été violemment agressé en plein centre de Bissau. Les images de son visage tuméfié et ensanglanté ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant l’indignation de Reporters sans Frontières.

Selon les témoignages, les agresseurs masqués auraient déclaré à Araújo que cette « punition » était méritée pour avoir terni l’image du pays. Cet acte de violence illustre la gravité de la situation et l’ampleur de la pression sur les médias en Guinée-Bissau.

Impact sur la liberté d’expression et la démocratie

Cette pression croissante sur les médias en Guinée-Bissau soulève de sérieuses inquiétudes quant à l’état de la liberté d’expression dans le pays. Voici un aperçu des conséquences potentielles :

  • Autocensure des journalistes et des intervenants
  • Diminution de la diversité des points de vue exprimés
  • Affaiblissement du débat démocratique
  • Manque d’information objective pour les citoyens
  • Détérioration de l’image internationale du pays

Réactions internationales et perspectives

Face à cette situation préoccupante, la communauté internationale commence à réagir. Des organisations comme Reporters sans Frontières ont condamné les agressions contre les journalistes. Cependant, une action plus concertée semble nécessaire pour garantir la liberté de la presse en Guinée-Bissau.

À l’approche des élections de 2025, il est crucial de surveiller de près l’évolution de la pression sur les médias en Guinée-Bissau. La liberté d’expression et l’accès à une information pluraliste sont des piliers essentiels d’un processus électoral démocratique et transparent.

Indicateur Chiffre
Nombre de stations radio 88
Attaques contre Radio Capital FM 2
Journalistes blessés (2022) 7
Médias portugais expulsés 2

La pression sur les médias en Guinée-Bissau représente un défi majeur pour l’avenir démocratique du pays. Il est essentiel que les autorités, la société civile et la communauté internationale travaillent ensemble pour garantir un environnement médiatique libre et sûr, indispensable à la tenue d’élections équitables en 2025.

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