Le conseil présidentiel de transition d’Haïti a récemment nommé un nouveau Premier ministre, Garry Conille, suscitant des réactions diverses dans un pays déjà en proie à des défis sécuritaires majeurs.
Un nouveau Premier ministre pour Haïti
Garry Conille, un médecin de 58 ans et ancien directeur régional de l’UNICEF pour l’Amérique Latine et les Caraïbes, a été choisi pour occuper le poste de Premier ministre en remplacement de Michel Patrick Boisvert. Conille avait déjà assumé cette fonction entre octobre 2011 et mai 2012 sous la présidence de Michel Martelly.
Les défis sécuritaires persistants
La nomination de Garry Conille survient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences perpétrées par des gangs armés à Port-au-Prince. Ces groupes criminels n’hésitent pas à semer la terreur en attaquant des quartiers autrefois calmes, détruisant des commissariats et des prisons.
- Des gangs armés ont mené des attaques coordonnées le 29 février dernier, prenant le contrôle de postes de police, attaquant l’aéroport international et libérant plus de 4 000 détenus des prisons.
- Cette situation a entraîné la fermeture de l’aéroport de Port-au-Prince pendant près de trois mois, bloquant notamment Ariel Henry en déplacement officiel au Kenya, suite à sa démission.
Le parcours de Garry Conille
Garry Conille est reconnu pour son engagement en faveur du développement des systèmes de santé en Haïti, notamment dans les communautés défavorisées. Il a également joué un rôle crucial dans les efforts de reconstruction après le séisme dévastateur de 2010, avant de rejoindre les Nations unies et d’être nommé Premier ministre en 2011. Sa démission ultérieure, motivée par des désaccords avec le président Martelly sur des questions de double nationalité des fonctionnaires, avait marqué sa première expérience à la tête du gouvernement.
- En plus de sa nomination, le conseil présidentiel de transition est chargé de former un nouveau cabinet et de préparer des élections générales prévues d’ici la fin de l’année prochaine.
- Parallèlement, des discussions sont en cours pour le déploiement d’une force de police internationale, sous l’égide de l’ONU et comprenant des contingents kényans, pour renforcer la sécurité en Haïti.







