La société civile gabonaise propose une réforme constitutionnelle visant à apporter des changements importants dans le pays. Les parlementaires de la transition ont jusqu’au 22 septembre pour étudier ces propositions et soumettre d’éventuels amendements à la Constitution, tandis que les militaires au pouvoir auront le dernier mot.
Les enjeux de la réforme constitutionnelle
Plusieurs modifications cruciales sont envisagées dans le cadre de cette réforme constitutionnelle au Gabon. Parmi celles-ci, on retrouve la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans, ainsi que l’assouplissement des critères d’éligibilité à la présidence de la République.
- **Réduction du mandat présidentiel** : Passer de 7 à 5 ans permettrait d’instaurer des cycles électoraux plus courts, favorisant potentiellement une plus grande responsabilité politique de la part des dirigeants.
- **Assouplissement des critères d’éligibilité** : En rendant les conditions d’accès à la présidence moins restrictives, la société civile espère une plus grande diversité de candidats et une représentation politique plus équilibrée.
Les demandes des collectifs citoyens
En plus des changements mentionnés, les collectifs citoyens appellent également à d’autres révisions importantes dans la Constitution gabonaise. Ces revendications comprennent :
- **Suppression du poste de vice-président** : Une mesure qui vise à simplifier la structure du pouvoir exécutif et à éviter d’éventuels conflits de compétence.
- **Clarté sur les critères de destitution du président** : Les citoyens réclament une transparence accrue concernant les conditions exactes menant à la destitution d’un président en exercice, pour garantir la stabilité institutionnelle du pays.
Le porte-parole de la société civile, Sentiment Ondo, a souligné l’importance de ces demandes lors d’une interview accordée à Radio France Internationale, mettant en avant la volonté de la population d’instaurer des réformes significatives pour l’avenir du Gabon.
Opposition à la réforme constitutionnelle
Cependant, tous ne sont pas favorables à ces changements. Daniel Mengara, candidat à l’élection présidentielle à venir, s’oppose fermement au projet de réforme. Il critique notamment le risque d’établir un hyper-présidentialisme qui, selon lui, pourrait nuire davantage au pays. Mengara appelle à un retour à la constitution consensuelle de 1991, exprimant ainsi une position clairement opposée à celle de la société civile.







