La ferveur de la Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire
L’ambiance promet d’être incandescente ce soir au stade Alassane-Ouattara, chauffé à blanc, devant 60 000 spectateurs, majoritairement des supporters de l’équipe de Côte d’Ivoire. Pendant près d’un mois, tout le pays a vécu au rythme des matchs de la CAN et de l’incroyable parcours des Éléphants ivoiriens. La ferveur populaire est palpable dans les rues d’Abidjan, où les gens soutiennent leur équipe en klaxonnant, sortant les drapeaux et les maillots. Les bars et restaurants diffusent les matchs, créant une atmosphère chaleureuse et festive.
Cette Coupe d’Afrique des Nations marque un moment significatif pour la Côte d’Ivoire, qui n’avait pas organisé de cet événement depuis 40 ans, depuis la CAN de 1984. Les commerçants ivoiriens et nigérians du marché de Cocody, à Abidjan, échangent des taquineries amicales pour soutenir leurs équipes respectives. Même les non-amateurs de football se laissent entraîner dans cet engouement collectif.
Une économie locale dynamisée par la compétition
La CAN est également une opportunité économique pour le pays. Les vendeurs sur les marchés ont ajouté à leur offre habituelle des répliques du maillot officiel de l’équipe nationale, vendues à un prix abordable. Les embouteillages aux abords des stades lors des jours de matchs témoignent de l’affluence des supporters. Certains doivent même finir le trajet à pied faute de place de parking près du stade. Malgré des billets vendus à bas prix pour permettre à tous d’assister aux matchs, certains les achètent en grande quantité dans l’espoir de les revendre avec une plus-value, sans toutefois y parvenir toujours.
Le gouvernement ivoirien a investi 1,4 milliard d’euros dans l’organisation de cette compétition, en construisant de nouveaux stades et en améliorant les infrastructures existantes. La réussite de la CAN est une priorité pour les autorités, qui souhaitent utiliser l’événement comme une vitrine du développement du pays. Malgré les enjeux financiers, aucune faille n’a été constatée au niveau de l’organisation et aucun incident majeur n’est à déplorer.
Un public venu principalement des pays voisins
Environ 1,2 million de visiteurs étaient attendus pour assister aux matchs de la CAN, la plupart venant des pays voisins. On y retrouve également la diaspora française et une importante communauté libanaise. Cependant, la présence d’un public européen n’est pas très marquée, ce sont principalement les supporters des autres équipes africaines qui viennent, animant les stades avec leur musique et leur encouragement.
En ce qui concerne la finale de ce soir, les Éléphants joueront devant un public acquis à leur cause. Cependant, ils devront faire face à une équipe nigériane intraitable. Selon Pierre Boisaubert, habitant d’Abidjan depuis deux ans, la Côte d’Ivoire pourrait l’emporter sur le score de 1-0. Cependant, les statistiques montrent que depuis la victoire de la Tunisie il y a 20 ans, aucune nation organisatrice de la CAN n’a réussi à soulever le trophée. Ce sera donc un défi de taille pour les Éléphants.
La Coupe d’Afrique des Nations de football est un événement d’une grande importance pour la Côte d’Ivoire, tant sur le plan sportif qu’économique. Elle rassemble la population autour d’une cause commune et permet au pays de briller sur la scène internationale. Quelle que soit l’issue de la finale, cette compétition restera dans les mémoires comme un moment de fierté pour la Côte d’Ivoire.







