La fièvre de Lassa, une maladie virale présente en Afrique, suscite des inquiétudes croissantes en raison de ses symptômes sévères et de sa propagation rapide.
La fièvre de Lassa : une maladie mortelle
La fièvre de Lassa présente des symptômes similaires à ceux de la fièvre Ebola, tels que fièvre, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales et saignements. Non traitée, elle peut être fatale, la mortalité pouvant atteindre jusqu’à 20% des personnes infectées. Principalement présente en Afrique de l’Ouest, elle a déjà fait environ 150 décès sur 800 cas recensés au Nigeria depuis le début de l’année 2024.
Les modes de transmission de la fièvre de Lassa
- Transmission par contact rapproché : La maladie se transmet principalement par le contact direct avec des personnes infectées, un mode de contamination similaire à celui du virus Ebola.
- Transmission par les rongeurs : Les rongeurs, notamment les « Mastomys », peuvent être porteurs du virus et le transmettre à l’homme en contaminant les aliments consommés par la population.
La recherche de traitements efficaces
Actuellement, le traitement de la fièvre de Lassa repose en grande partie sur un médicament appelé Ribavirine. Cependant, des problèmes d’efficacité et des effets secondaires ont été observés, incitant les chercheurs à explorer de nouvelles pistes de traitement.
Le consortium INTEGRATE, en collaboration avec l’ONG ALIMA, mène des recherches pour trouver des médicaments plus efficaces contre la fièvre de Lassa. Ce projet réunit des chercheurs du monde entier afin de découvrir de nouveaux traitements prometteurs et d’améliorer la prise en charge des patients infectés.
Le développement de vaccins et de nouveaux traitements
- Essai clinique des nouveaux médicaments : Lancé en 2023 pour une durée de 5 ans, le programme vise à tester de nouveaux médicaments en essai clinique afin d’accélérer leur mise sur le marché et d’améliorer la gestion de la maladie.
- Recherche de vaccins : En parallèle, des laboratoires travaillent sur le développement de vaccins qui pourraient limiter la propagation de la fièvre de Lassa et réduire le nombre de cas infectés.







