Les électeurs tchadiens se sont rendus aux urnes ce lundi pour élire leur prochain président, dans un contexte marqué par la participation de 8 millions de personnes inscrites sur les listes électorales, sur une population totale de plus de 17 millions d’habitants. Parmi les dix candidats en lice, figure une femme, cependant les observateurs estiment que le président intérimaire Deby Itno est le favori pour remporter le scrutin.

Des élections sous haute surveillance

Les observateurs présents dans les bureaux de vote ont témoigné d’un déroulement pacifique et transparent du processus électoral. Amina Yaya, chef de mission de l’ONG d’observation « The Voice of Women », a salué la bonne coordination des organisateurs et des forces de défense et de sécurité. Malgré ces éloges, des incidents ont été signalés, tels qu’un électeur de la capitale N’Djamena ne trouvant pas son nom sur la liste électorale, soulevant ainsi des inquiétudes sur la gestion des listes et le droit de vote de certains citoyens.

Une transition politique cruciale

Ce scrutin présidentiel, longtemps retardé, marque une étape clé dans la vie politique du Tchad après trois années sous le régime du président intérimaire Mahamat Deby Itno, succédant à son père décédé dans des affrontements avec des rebelles en 2021. La prolongation de la transition de 18 mois de deux années supplémentaires par le gouvernement avait suscité des contestations populaires l’année dernière.

  • Les résultats préliminaires de ces élections sont prévus pour le 21 mai, suite au décompte des voix effectué après la fermeture des bureaux de vote lundi soir.
  • En cas d’absence de majorité claire, un second tour de scrutin se tiendra le 5 juin pour déterminer le prochain président du Tchad.

Ce moment crucial pour la démocratie tchadienne implique donc un suivi attentif de la situation politique dans le pays, avec des enjeux majeurs pour la stabilité et l’avenir de ses citoyens.

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