Une importante figure politique sud-africaine, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, a été arrêtée pour corruption, suscitant un scandale politique majeur en Afrique du Sud.
Les détails de l’arrestation
Jeudi, Nosiviwe Mapisa-Nqakula s’est volontairement rendue à la police à Pretoria, où elle a été emmenée à la Cour des magistrats de la capitale sud-africaine. Après le paiement d’une caution de 50 000 rands (environ 2670 $), elle a été libérée.
Les accusations de corruption
L’ex-présidente de l’Assemblée nationale est accusée d’avoir reçu environ 135 000 $ en pots-de-vin lorsqu’elle était ministre de la Défense. Ces allégations ont secoué le Congrès national africain, le parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, à quelques semaines des élections législatives prévues pour le 29 mai.
- Mapisa-Nqakula nie fermement les accusations et affirme qu’elles sont motivées par des considérations politiques.
- Des investigations ont révélé 11 paiements en espèces d’un entrepreneur de la défense pendant son mandat ministériel entre 2016 et 2019.
- Son domicile à Johannesburg a été perquisitionné, tandis qu’elle pourrait faire face à 12 chefs d’accusation de corruption et de blanchiment d’argent.
Les conséquences politiques
Suite à ces événements, Mapisa-Nqakula a démissionné de ses fonctions de présidente du Parlement et de législatrice. Malgré une tentative infructueuse de bloquer son arrestation, elle a pris la décision de coopérer avec la justice.
- Les procureurs n’ont pas contesté sa demande de libération sous caution, soulignant qu’elle ne représentait pas un risque de fuite.
- L’affaire a été reportée au 4 juin pour permettre aux autorités de poursuivre l’enquête et de consolider les preuves.
Ces récents développements laissent planer un doute sur l’avenir politique de Mapisa-Nqakula, tout en ébranlant la stabilité du parti au pouvoir et en attirant l’attention sur la lutte contre la corruption en Afrique du Sud.







