Le gouvernement kényan a récemment lancé une série d’expulsions et de démolitions dans les quartiers informels de Nairobi, suscitant à la fois la colère et la douleur parmi les habitants.
Expulsions et démolitions à Nairobi
La police kényane a utilisé des grenades lacrymogènes pour forcer l’évacuation des bidonvilles situés à proximité des rivières, suite à une directive présidentielle de 48 heures émise par le président William Ruto. Cependant, de nombreux résidents ont été pris au dépourvu par ces actions, se sentant abandonnés par les autorités.
- Elizabeth Katana, une résidente de Nairobi, a exprimé sa frustration en déclarant : « Ruto, nous avons voté pour toi parce que tu as promis de protéger les pauvres. Maintenant, nous avons l’impression que tu nous condamnes. Si tu veux en finir avec les pauvres, alors fais-le, mais ne nous torture pas. Tu prétends être un homme de Dieu, mais tu nous achèves ».
- Les bulldozers ont rasé les structures précaires faites de tôles et de bois, laissant les habitants impuissants face à la destruction de leur foyer.
Situation post-expulsion
Après ces démolitions, de nombreux habitants se retrouvent sans abri ni moyens de subsistance. Certains ont exprimé leur détresse, appelant à l’aide et à des solutions d’urgence pour être relogés dans des conditions décentes. La problématique des inondations, exacerbée par les fortes pluies, constitue un enjeu majeur pour ces populations déjà vulnérables.
- Jekenke Jegeke, un habitant de Nairobi, a déclaré : « Nous aimons notre président et c’est pourquoi nous l’avons soutenu. Il devrait nous aider car nous avons été soudainement déplacés sans avoir commis de faute. Nous demandons une assistance rapide pour nous réinstaller et reconstruire nos vies. »
La situation est d’autant plus préoccupante que le Kenya, comme d’autres pays d’Afrique de l’Est, est confronté à des inondations dévastatrices. Actuellement, 164 personnes sont portées disparues et plus de 210 000 individus ont été contraints de quitter leur domicile. Le ministère de l’Intérieur kényan tente de répondre à cette crise en mettant en place des camps pour accueillir les populations déplacées.







