Deux musées britanniques ont renvoyé au Ghana 32 objets en or et en argent pillés dans le royaume Ashanti, il y a plus de 150 ans, pour une durée de six ans, selon la partie ghanéenne qui a négocié ce prêt.
Restitution d’objets historiques au Ghana
Ces précieux objets, provenant du British Museum pour 15 d’entre eux et du Victoria & Albert Museum (V&A) pour les 17 autres, ont été dérobés à la cour du roi Ashanti lors des affrontements du XIXe siècle avec les Britanniques. La pression internationale s’intensifie pour que les musées et institutions européens et américains restituent les objets d’art pillés par les anciennes puissances coloniales.
Les objets comprennent une épée d’apparat et des insignes en or portés par des officiels chargés de purifier l’âme du roi. Le retour de ces antiquités s’inscrit dans un mouvement global de restitution des trésors culturels africains.
- 15 objets viennent du British Museum.
- 17 objets proviennent du Victoria & Albert Museum.
Exposition au Musée du Palais Manhyia
En vertu de cet accord, ces artefacts, y compris des tenues en or et argent liées à la cour royale Ashanti, seront présentés au Musée du Palais Manhyia, à Kumasi, à partir du 1er mai. Cet événement coïncide avec le jubilé d’argent du roi Ashanti, Otumfuo Osei Tutu II, célébré toute l’année.
Ivor Agyeman-Duah, le conseiller du roi ayant mené les négociations, a expliqué que les objets étaient prêtés pour une durée maximale de six ans, renouvelable. Cette restitution est perçue comme un pas important dans la préservation et la reconnexion au riche patrimoine culturel de la nation Ashanti.
- Les artefacts sont prêtés pour une période initiale de trois ans.
- Cet accord est renouvelable pour trois années supplémentaires.
Restitution mondiale des trésors culturels africains
En février, le musée Fowler de l’université de Californie a restitué définitivement sept objets royaux au roi Otumfuo Osei Tutu II. Le Nigeria est également engagé dans des négociations pour récupérer des milliers d’objets précieux pillés dans le royaume du Bénin aux XVIe et XVIIIe siècles, actuellement détenus par des musées et collectionneurs occidentaux.
La France a récemment restitué 26 objets et œuvres d’art volés au Bénin en 1892. Ces actions marquent un tournant dans les efforts de nombreux pays pour réparer les injustices historiques liées au pillage de biens culturels africains pendant la période coloniale.







