Depuis le début du conflit entre le Hamas et Israël, plus d’un million et demi d’habitants de la bande de Gaza ont fui vers le sud, à Rafah, une ville située près de la frontière égyptienne, en quête de refuge face aux combats.
Des conditions de vie précaires
À Rafah, des tentes de fortune ont été érigées pour accueillir les déplacés, parmi lesquels une famille du nord de la bande de Gaza, arrivée sans aucune affaire personnelle. « Nous sommes 14 personnes. On vit tous sous la même tente sans matelas ni couverture », déplore une femme, illustrant les conditions de vie extrêmement précaires auxquelles sont confrontés ces déplacés.
La nécessité pour les enfants de contribuer financièrement
Dans les rues de Rafah, les enfants se retrouvent contraints de vendre des services, des objets ou de la nourriture, pour apporter de l’argent à leur famille dans le besoin. Un adolescent de 13 ans explique qu’il vend des écharpes pour aider à améliorer les revenus de sa famille, soulignant ainsi la pression économique pesant sur les plus jeunes au milieu de cette crise humanitaire.
L’aide humanitaire, pourtant indispensable, se trouve largement entravée par les restrictions placées par Israël, laissant les déplacés dans une situation de vulnérabilité importante. Ils nourrissent l’espoir d’une trêve entre le mouvement islamiste et le gouvernement israélien pour connaître un sursis à ces souffrances. Cependant, des rapports font état d’une potentialité d’offensive israélienne en préparation, jetant ainsi un voile d’incertitude sur l’avenir déjà incertain de ces familles déplacées.







