Au Togo, les élections législatives sont reportées au 29 avril prochain, selon un communiqué du gouvernement publié mardi.

Un report pour des consultations sur la nouvelle Constitution

Initialement prévu pour le 13 avril, le vote avait déjà été repoussé au 20 dans le cadre de l’adoption d’une nouvelle constitution au Togo. Cependant, à la suite d’une réunion du cabinet présidentiel mardi, le gouvernement a annoncé le report au 29 avril. Cette décision fait suite au besoin de mener des consultations sur la nouvelle Constitution, une initiative vivement critiquée par plusieurs partis d’opposition. Ces derniers considèrent cette réforme comme une manœuvre pour maintenir le président Faure Gnassingbé au pouvoir encore plus longtemps.

Contestation et polémique autour de la réforme constitutionnelle

  • L’adoption de cette nouvelle constitution a ravivé la polémique sur le règne du président Gnassingbé, en poste depuis 2005, succédant ainsi à son père qui avait dirigé le pays pendant trois décennies.
  • Les partis d’opposition n’ont pas encore réagi à cette nouvelle date de report. Cependant, cette annonce intervient à un moment où ces partis planifient des manifestations pour contester la réforme constitutionnelle en cours. Les tensions politiques au Togo sont exacerbées par cette situation délicate.
  • Les manifestations de rue sont actuellement interdites au Togo depuis 2022, suite à une attaque sur un marché de Lomé au cours de laquelle un gendarme a été tragiquement tué. Malgré cette interdiction, des groupes d’opposants ont prévu des actions pour les jours à venir, ce qui pourrait ajouter une dimension de confrontation à la situation politique déjà tendue.

Les tensions et les mesures de répression

Les tensions politiques liées à la réforme constitutionnelle ont récemment amené les autorités à prendre des mesures de répression. En effet, la police a empêché une conférence de presse de l’opposition ainsi qu’un regroupement de personnalités influentes appelant à des manifestations dans les rues. Cette répression des voix discordantes souligne la sévérité du climat politique actuel au Togo.

Cette situation continue de susciter des inquiétudes tant au niveau national que sur la scène internationale quant à l’évolution de la démocratie et de l’État de droit dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Pays concernés Autres