Des affrontements éclatent à Maputo suite aux élections générales au Mozambique.
Contexte des manifestations à Maputo
Le Vendredi dernier, la capitale du Mozambique a été le théâtre de tensions intenses entre la police et des manifestants suite à la déclaration de la victoire de Daniel Chapo, candidat du Frelimo, aux élections générales du 9 octobre. Malgré la large majorité obtenue par le parti au pouvoir, les résultats ont été contestés par les observateurs de l’Union européenne, déclenchant des manifestations dans les rues de Maputo, soutenues par l’opposant Venancio Mondlane.
Les motifs de contestation
- Le candidat Venancio Mondlane, crédité de 20 % des voix, dénonce un scrutin qualifié de « volé » par une commission électorale qu’il accuse de corruption.
- Les observateurs de l’Union européenne remettent en question la validité des résultats électoraux, alimentant la colère des manifestants.
Les manifestations, marquées par des violences, ont entraîné des affrontements avec les forces de l’ordre, qui ont riposté en utilisant des gaz lacrymogènes. En parallèle, la capitale a subi une panne massive d’internet mobile, entravant la couverture médiatique des événements en cours.
Un mécontentement palpable
Ces manifestations, bien que sporadiques, témoignent d’un profond mécontentement au sein de la population, face à ce qui est perçu comme un favoritisme en faveur du Frelimo, le parti au pouvoir depuis 50 ans. Les tensions politiques demeurent vives, nourrissant les craintes d’une escalade des violences et de perturbations sociales supplémentaires dans les jours à venir.







