La situation politique au Sénégal provoque des remous : quinze candidats à la présidentielle demandent une nouvelle date pour le scrutin, suite à un report initialement prévu par le président Macky Sall.
Les tensions politiques s’intensifient
Le chef d’État sénégalais avait annoncé un report de l’élection présidentielle, suscitant des réactions fortes de la part de l’opposition, qualifiant cette décision de « coup d’État constitutionnel ». Cependant, le Conseil constitutionnel s’est opposé à cet ajournement, désavouant ainsi Macky Sall. Ce dernier s’est engagé à organiser le scrutin « dans les meilleurs délais », mais cette promesse ne suffit pas à apaiser l’impatience croissante de l’opposition. Les quinze candidats réclament avec vigueur une nouvelle date, dénonçant une « lenteur inexplicable » dans le processus électoral.
Des contestations et des actions prévues
Les quinze candidats, parmi lesquels des figures politiques éminentes comme Khalifa Sall, dénoncent l’inaction du président Sall malgré les développements récents. Ils accusent ce dernier de ne pas assumer pleinement sa mission et mettent en lumière sa difficulté à accepter la mise en échec de ses précédentes manœuvres par le Conseil constitutionnel et le peuple. De leur côté, des mouvements citoyens comme « Aar Sunu Election » appellent à des rassemblements et exigent la tenue du scrutin avant la fin officielle du mandat présidentiel, prévue pour le 2 avril.
Le collectif « Aar Sunu Election » a prévu un nouveau rassemblement ce samedi, avec pour objectif de mobiliser la population pour la tenue rapide de l’élection présidentielle. Ils exhortent les citoyens à se munir symboliquement de leur carte d’électeur et à participer à des actions collectives pour marquer leur engagement en faveur d’une transition démocratique. Le climat politique tendu au Sénégal suscite l’inquiétude de la communauté internationale, qui observe de près l’évolution de la situation.
Malgré les gestes d’apaisement du président Sall, tels que la libération provisoire de détenus politiques, le pays reste divisé sur la date et les modalités de l’élection présidentielle à venir. Les positions des différents acteurs politiques et de la société civile restent tranchées, laissant planer un doute sur la prochaine étape du processus électoral sénégalais.







