Après un mois d’attente et de rebondissements, les Sénégalais s’apprêtent à élire leur cinquième président le dimanche 24 mars. Les 17 candidats en lice achèvent leur campagne électorale avec des déplacements à travers le pays, la clôture étant prévue vendredi 22 mars à minuit.

Des rassemblements électoraux mouvementés

À Dakar, dans la banlieue, le jeudi 21 mars, un rassemblement en faveur d’Amadou Ba, ancien Premier ministre et candidat de la majorité soutenu par le président sortant Macky Sall, a attiré une foule enthousiaste. Certains partisans ont exprimé leur soutien sans véritable conviction, soulevant des questions sur la spontanéité de cet engouement.

Des témoignages de militants font état de personnes présentes pour des motivations financières, affirmant avoir été rémunérées pour participer à l’événement sans pour autant soutenir le candidat en question. Ces allégations soulignent les enjeux parfois complexes des rassemblements politiques en période électorale.

Préférence pour l’opposant Ousmane Sonko

Ousmane Sonko, l’opposant antisystème initialement exclu de la course à la présidentielle, a su charmer une partie de l’électorat, notamment Fatou, une citoyenne convaincue par son discours. Son soutien à Bassirou Diomaye Faye, son bras droit désigné pour le représenter, a cristallisé les aspirations d’une jeunesse qui se reconnaît davantage dans ce candidat que dans les choix de la coalition au pouvoir.

La popularité croissante de Bassirou Diomaye Faye auprès de la jeunesse représente un défi sérieux pour la candidature d’Amadou Ba, mettant en lumière les divergences d’opinions au sein de l’électorat sénégalais et l’évolution des dynamiques politiques dans le pays.

Ces moments forts de la campagne électorale illustrent la diversité des opinions et des motivations des électeurs sénégalais, témoignant de l’importance de ces élections pour l’avenir du pays et de sa démocratie en construction.