L’Égypte célèbre la fin officielle du paludisme, une maladie ancestrale, déclarée éradiquée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le dimanche 20 octobre 2024.
Histoire et lutte contre le paludisme en Égypte
Depuis des millénaires, le paludisme a marqué l’histoire égyptienne, affectant même des figures comme Toutankhamon. La lutte contre cette maladie a commencé il y a plus d’un siècle, avec des mesures telles que l’interdiction de l’agriculture près des habitations pour contrôler la prolifération des moustiques porteurs de la maladie.
- Le paludisme se propageait principalement dans le sud de l’Égypte, le dernier cas de transmission indigène remontant à 1998.
- La fin officielle du paludisme a été déclarée après trois années sans aucun cas détecté à l’intérieur du pays, sauf chez des voyageurs revenant de zones à haut risque.
Les facteurs clés de l’éradication
Deux éléments ont été essentiels pour parvenir à cette éradication. Tout d’abord, la mise en place d’une mission spéciale qui, après des mois d’étude et de surveillance, a confirmé l’absence de paludisme en Égypte. Ensuite, le renforcement du système de santé du pays afin de fournir des soins adéquats aux patients atteints.
- La surveillance étroite et l’absence de cas autochtones depuis trois ans ont joué un rôle majeur dans la décision de l’OMS.
- Le développement économique du pays, notamment dans les années 70, a contribué à réduire les cas de paludisme.
- Cependant, malgré les progrès, le paludisme demeure un enjeu de santé publique mondial avec 600 000 décès annuels, principalement en Afrique.







