Alors que le Liban est en proie à un conflit dévastateur, la situation des migrants africains dans le pays devient de plus en plus préoccupante. En raison des évacuations de ressortissants étrangers et de la confiscation de passeports par les employeurs, de nombreuses personnes se retrouvent sans ressources ni protection.
Des migrants africains en détresse au Liban
Errant dans les rues de différentes villes, des dizaines de femmes originaires de Sierra Leone se sont retrouvées sans abri suite à la guerre qui sévit au Liban. Privées de leurs emplois et de leurs documents d’identité, ces migrantes se retrouvent dans une situation d’extrême précarité.
- 80 femmes de Sierra Leone ont trouvé refuge à Beyrouth après avoir fui les bombardements dans leurs villages d’origine.
- Ces femmes sont victimes de la confiscation de leurs passeports par leurs employeurs, les empêchant ainsi de quitter le pays en toute légalité.
- Nombre d’entre elles se retrouvent sans ressources financières pour financer leur évacuation vers des lieux plus sûrs.
Appel à l’abolition du système de la Kafala
Le système de la Kafala, en vigueur au Liban, permet aux employeurs de retenir les passeports de leurs travailleurs migrants, les rendant ainsi vulnérables à l’exploitation et à l’abus. Cette pratique entrave également leur liberté de mouvement et les laisse souvent sans recours en cas de conflit.
- Dia Haj Shahin, militante libanaise, plaide pour la libération des travailleurs migrants de ce système répressif.
- Elle travaille activement pour recueillir des informations sur les migrants africains et faciliter leur rapatriement en collaboration avec les autorités d’immigration.
- L’absence de documents d’identification et de contact avec les employeurs rend le processus de rapatriement encore plus complexe pour ces personnes en détresse.
L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) alerte sur la situation critique de près de 170 000 travailleurs migrants, majoritairement des employées de maison, originaires de pays tels que l’Ethiopie, le Kenya, le Sri Lanka, le Soudan et les Philippines, actuellement au Liban.
Cette crise humanitaire nécessite une action urgente pour protéger les droits fondamentaux de ces travailleurs migrants et assurer leur sécurité et leur bien-être dans un pays en proie à des tensions et des bouleversements constants.







