Le Cameroun devient le premier pays à vacciner systématiquement sa population infantile contre le paludisme
Le Cameroun est devenu le premier pays à introduire une vaccination systématique contre le paludisme pour sa population infantile. Cette initiative fait suite à l’approbation de deux vaccins antipaludiques, dont le Mosquirix.
La campagne de vaccination au Cameroun vise à lutter contre cette maladie parasitaire qui touche environ 250 millions de personnes chaque année, entraînant jusqu’à 600 000 décès. La vaccination est une mesure supplémentaire pour protéger les enfants des formes graves du paludisme.
Le vaccin Mosquirix, développé par la société pharmaceutique GlaxoSmithKline, n’est efficace qu’à environ 30 % et nécessite quatre doses pour une protection maximale. Cependant, les effets de la protection diminuent au bout de quelques mois. Malgré ces limites, le vaccin a été approuvé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) il y a deux ans et a été utilisé dans des programmes pilotes dans trois pays africains.
Bien que certains aient exprimé des inquiétudes quant à l’efficacité limitée du vaccin, le Docteur Shalom Ndoula, responsable du programme de lutte contre le paludisme du gouvernement camerounais, a rassuré le public en déclarant que les effets secondaires étaient mineurs et transitoires. Les effets indésirables les plus couramment signalés sont la fièvre, l’enflure au point d’injection et l’irritabilité.
Le Cameroun a pour objectif de vacciner 250 000 enfants cette année et l’année prochaine, dans le but de réduire rapidement la morbidité et la mortalité liées au paludisme. La vaccination est considérée comme un complément aux autres méthodes de prévention, telles que l’utilisation de moustiquaires et la pulvérisation d’insecticides.
Un autre vaccin contre le paludisme approuvé par l’OMS
En plus du Mosquirix, un autre vaccin contre le paludisme développé par l’Université d’Oxford a récemment été approuvé par l’OMS. Ce vaccin est moins cher que le Mosquirix, nécessite trois doses au lieu de quatre, et l’Institut indien du sérum a annoncé sa capacité à produire jusqu’à 200 millions de doses par an.
Cette approbation de l’OMS ouvre la voie à l’introduction de ce vaccin dans d’autres pays, ce qui pourrait considérablement augmenter la disponibilité du vaccin contre le paludisme dans les régions où cette maladie est endémique.
Alors que les vaccins antipaludiques offrent une nouvelle avenue dans la lutte contre cette maladie mortelle, il est important de souligner que la vaccination ne doit pas être la seule mesure de prévention. Les moustiquaires imprégnées d’insecticide continuent d’être une méthode essentielle pour prévenir les piqûres de moustiques porteurs du paludisme. De plus, la pulvérisation d’insecticides dans les habitations reste une pratique importante pour éliminer les moustiques et réduire la transmission de la maladie.