La population de la région de la capitale soudanaise est confrontée à une crise humanitaire majeure, avec des pénuries d’eau et d’aliments, ainsi que la propagation de maladies infectieuses telles que le choléra et la dengue.
Pénurie d’eau et infrastructures endommagées
Depuis le début du conflit armé, les infrastructures hydrauliques essentielles de la région métropolitaine de Khartoum ont subi d’importants dommages, notamment une station de traitement des eaux du Nil et plusieurs stations d’approvisionnement urbaines. En raison du manque de personnel et de pièces de rechange, de nombreux quartiers sont privés d’eau depuis des mois, obligeant les habitants à se tourner vers des sources non sécurisées.
Impact sur la population
- Les habitants doivent puiser de l’eau dans le Nil à l’aide de charrettes ou acheter de l’eau non traitée, ce qui devient de plus en plus rare sur le marché.
- La situation est critique pour de nombreuses familles, confrontées à des prix en constante augmentation pour acheter de l’eau, comme l’a partagé Ahmed Musa, un résident local.
- Le coût élevé de l’eau non seulement affecte économiquement les ménages, mais compromet également la santé publique en exposant la population à des risques accrus de maladies hydriques.
Situation sanitaire et campagnes de vaccination
Face à la propagation rapide de maladies telles que le choléra, le gouvernement soudanais a lancé une campagne de vaccination visant à protéger plus de 1,4 million de personnes des régions touchées.
Bilan et interventions
- Le ministère soudanais de la santé a signalé plus de 25 000 cas de choléra et environ 700 décès attribués à cette maladie, soulignant l’urgence d’intervenir pour endiguer sa propagation.
- Des partenaires internationaux tels que l’OMS, l’UNICEF et GAVI ont fourni des doses de vaccin pour soutenir les efforts de vaccination dans la région, mais les besoins restent importants.
- L’UNICEF a mis en garde contre la menace accrue de choléra pour des millions de personnes, dont un demi-million d’enfants de moins de cinq ans, soulignant l’importance d’intensifier les mesures préventives et d’intervention rapide.







