Au cœur de Gaza, la situation des denrées alimentaires à Deir al-Balah attire l’attention.
Des prix en baisse mais une crise persistante
Dans la ville de Deir al-Balah, les habitants peuvent constater une baisse des prix des denrées alimentaires telles que les légumes, les fruits et le sucre. Cependant, cette baisse ne signifie pas une amélioration pour tous. En effet, de nombreux Palestiniens, privés de travail et donc de revenus, se retrouvent dans l’incapacité d’acheter ces produits malgré leur disponibilité à des prix réduits.
- 20 % des habitants parviennent à subvenir à leurs besoins, mais pour les 80 % restants, la situation est critique.
- La baisse des prix est significative par rapport à la période précédente, mais elle ne profite pas à l’ensemble de la population.
Impact des importations en provenance d’Israël et de la Cisjordanie
Les importations de denrées alimentaires en provenance d’Israël et de la Cisjordanie occupée par Israël contribuent à maintenir des prix bas sur le marché local. En comparaison, le coût du transport des marchandises depuis l’Égypte est beaucoup plus élevé, rendant ces produits moins accessibles pour la population à faibles revenus de Gaza.
- Les autorités israéliennes ont récemment facilité l’entrée des marchandises, permettant ainsi une baisse significative des prix.
- Les marchands locaux constatent que les prix des produits de première nécessité, tels que le sucre, restent abordables malgré la crise alimentaire.
Une crise alimentaire en pleine expansion
La situation demeure néanmoins critique à Gaza, avec plus d’un million de personnes faisant face à des niveaux alarmants de pénurie alimentaire. L’intensification des actions israéliennes, notamment dans la ville de Rafah, a considérablement entravé l’acheminement de carburant et de denrées, aggravant ainsi la crise humanitaire déjà préoccupante dans la région.







