La cohabitation entre humains et éléphants dans le Bassin du Congo est une source de conflits croissants, mettant en péril la sécurité des populations locales et la conservation de la faune sauvage.
Situation au Cameroun
Les régions de Campo et Messok-Ngoyla au Cameroun sont confrontées à des problèmes de cohabitation entre les habitants et les animaux des Parcs Nationaux de Campo Ma’an et de Nki.
- Les éléphants, les rongeurs et les primates quittent leurs habitats naturels pour trouver de la nourriture dans les villages, détruisant ainsi les cultures et parfois attaquant les humains.
- L’augmentation de la population animale et la proximité avec les parcs sont des facteurs contribuant à ces conflits, selon les autorités locales.
Situation au Congo-Brazzaville
Au Parc national Conkouati-Douli, les interactions entre les éléphants et les populations locales posent également des défis majeurs, avec des attaques occasionnelles contre les humains et les exploitations agricoles.
- L’ONG Noé a mis en place des zones agricoles protégées avec des barrières électriques pour prévenir les incursions d’éléphants dans les champs, ce qui a montré des résultats encourageants.
- Cette approche a été étendue à d’autres villages et pourrait servir de modèle pour d’autres aires protégées de la région.
Expérience au Parc national Odzala-Kokoua
Au Parc national Odzala-Kokoua, l’ONG WCS a lancé le projet « Elanga » avec des barrières électriques pour protéger les exploitations agricoles des éléphants, offrant aux communautés locales une protection efficace.
- Les résultats positifs de ce projet ont suscité l’intérêt d’autres aires protégées de la région, qui envisagent d’adopter des approches similaires pour réduire les conflits homme-éléphant.
- Ce travail a été soutenu par le Rainforest Journalism Fund et le Pulitzer Center, soulignant l’importance de la sensibilisation et de la collaboration pour relever les défis de conservation en Afrique centrale.







