En Afrique du Sud, la cote de popularité du Congrès national africain en chute libre, le parti au pouvoir risque de se voir relégué au troisième rang au profit d’une nouvelle formation politique soutenue par l’ancien président Jacob Zuma.
Crise de popularité de l’ANC
Le dernier sondage de la Fondation de recherche sociale SRF prédit une baisse significative des intentions de vote pour l’ANC, avec seulement 37% en vue des prochaines élections législatives le 29 mai prochain. Ce parti qui a gouverné l’Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid est confronté à une crise majeure, risquant de perdre sa majorité parlementaire pour la première fois de son histoire.
Montée en puissance du MKP de Jacob Zuma
Simultanément, l’ancien président Jacob Zuma, ayant quitté l’ANC, voit sa nouvelle formation politique, le MKP, connaître une augmentation de sa popularité. Selon le même sondage, le MKP atteint 13% d’intentions de vote, gagnant ainsi du terrain face à l’ANC. Cela témoigne d’un rejet croissant envers l’ANC et d’une certaine adhésion à la vision politique de Zuma.
- Les allégations de corruption qui pèsent sur l’ANC fragilisent davantage le parti. Ces scandales ont d’ailleurs conduit à la démission de la présidente de l’Assemblée nationale, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, membre éminent de l’ANC.
Cette tendance préoccupante pour l’ANC souligne une remise en question profonde de la part des électeurs sud-africains vis-à-vis du parti historique au pouvoir. La montée en popularité du MKP reflète la recherche d’alternatives politiques et le désir de renouveau exprimé par une partie de la population.







