La progression improbable, voire miraculeuse, de la Côte d’Ivoire en finale de la Coupe d’Afrique des Nations a convaincu la population locale que Dieu est de son côté.
La Côte d’Ivoire au bord de l’élimination
Le pays hôte a frôlé l’élimination à plusieurs reprises grâce à des résultats chanceux dans d’autres matches et à des retours en force à peine croyables. Les buts marqués en fin de match lors de victoires remarquables en huitième de finale contre le Sénégal, champion en titre, puis contre le Mali, n’ont pas d’autre explication pour les fervents habitants que la volonté de Dieu. Ils sont désormais convaincus qu’il guidera la Côte d’Ivoire vers son troisième titre de champion d’Afrique.
La progression de la Côte d’Ivoire a été tout sauf habituelle. Sa fédération a licencié l’entraîneur de l’équipe après une défaite 4-0 contre la Guinée équatoriale qui l’a laissée au bord de l’élimination, puis a tenté en vain d’engager un autre entraîneur lorsque les résultats d’autres matches ont permis à la Côte d’Ivoire de se glisser dans les huitièmes de finale avec la dernière place qualificative disponible.
Une foi inébranlable
La victoire sur le Sénégal a été obtenue malgré le fait que la Côte d’Ivoire ait été menée au score dès la quatrième minute. La victoire contre le Mali a été obtenue en jouant avec un joueur en moins pendant toute la deuxième mi-temps et la prolongation. Ces retournements de situation ont galvanisé la population locale, convaincue que Dieu était de son côté.
Ainsi, de nombreux Ivoiriens se sont rendus à la Chapelle de l’externat Saint-Paul pour prier avant le match de demi-finale. Vêtus du maillot orange distinctif de l’équipe nationale, ils étaient convaincus que leur succès sur le terrain était le fruit d’une intervention divine.
Tensions religieuses apaisées
En Côte d’Ivoire, où l’islam et le christianisme sont professés par plus de 80% de la population, musulmans et chrétiens ont prié ensemble pour la victoire de l’équipe nationale. Cette unité a rapproché les différentes confessions et témoigne de la tolérance religieuse prônée par la Constitution du pays.
Les mosquées et les églises sont souvent proches l’une de l’autre, reflétant la coexistence harmonieuse entre les différentes communautés religieuses. Pendant les matchs du tournoi, certains supporters prennent même le temps de prier à la mi-temps, posant leur tapis de prière dans les gradins. Cette dévotion commune renforce les liens entre les supporters et leur foi en la victoire divinement orchestrée de leur équipe.
La confiance en l’avenir
La confiance en la victoire finale de la Côte d’Ivoire est immense. Même en présence de joueurs clés suspendus pour la demi-finale, les supporters étaient convaincus que Dieu était de leur côté et que rien n’était insurmontable. Pour eux, le trophée de la Coupe d’Afrique des Nations restera en Côte d’Ivoire, un pays d’amour, de joie et de paix.
Cependant, le sélectionneur intérimaire de l’équipe, Emerse Faé, préfère rester concentré sur la force mentale de ses joueurs et sur leur persévérance plutôt que de compter sur des miracles. Il estime que le succès de l’équipe est le fruit de leur propre engagement et de leur croyance en leurs capacités.
La Côte d’Ivoire affrontera le Nigeria, triple champion du monde, en finale dimanche. Quelle que soit l’issue de cette rencontre, la progression improbable de la Côte d’Ivoire dans ce tournoi aura marqué les esprits et continuera d’alimenter la croyance en la force de la foi et de la persévérance.







