La campagne pour l’élection présidentielle du 6 mai 2024 au Tchad fait déjà couler beaucoup d’encre, avec des candidats qui semblent être entrés en campagne plus tôt que prévu.
Des affiches électorales prématurées envahissent les rues de N’Djamena
Dès maintenant, les affiches des candidats à la présidence, dont Mahamat Kaka et Succès Masra, sont visibles dans les rues de divers quartiers de la capitale tchadienne. Cette visibilité précoce suscite des interrogations chez certains adversaires politiques, comme le Dr Nasra Djimasrgar, qui accuse les deux principaux candidats de démarrer leur campagne avant la date règlementaire.
- Dr Nasra Djimasrgar, le candidat numéro 10, dénonce un manque d’équité dans la compétition électorale, soulignant que le non-respect des délais officiels nuit à la crédibilité du processus électoral.
- L’ancien Premier ministre Albert PAHAMI s’interroge quant à l’incapacité des autorités à sanctionner clairement les responsables de cette violation du code électoral, exprimant des inquiétudes sur la neutralité et l’efficacité de l’administration électorale.
Intervention de l’Agence Nationale de Gestion des Élections
L’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE) a réagi à cette situation en envoyant des communiqués aux candidats incriminés pour leur demander de retirer leurs affiches. Cette réaction vise à rétablir une forme d’équilibre dans la compétition électorale et à garantir le respect des règles en vigueur.
- Les autres prétendants à la présidence ont exprimé leur mécontentement face à cette situation et ont fait savoir qu’ils prendraient des mesures pour faire valoir leurs droits si aucune action concrète n’était prise dans les 24 prochaines heures.
Cette situation inédite met en lumière les tensions et les enjeux entourant le processus électoral au Tchad, révélant des dysfonctionnements potentiels qui pourraient compromettre la transparence et la légitimité du scrutin à venir.







