Deux vaccins sont désormais homologués par l’Organisation mondiale de la Santé : c’est une avancée historique dans la lutte contre le paludisme, une maladie qui a touché environ 250 millions de personnes et causé 600 000 décès l’an dernier dans le monde. Au Cameroun, la vaccination est désormais proposée aux bébés des régions les plus touchées par le parasite.
Des chiffres alarmants au Cameroun
Le paludisme a frappé près de six millions de personnes l’an dernier au Cameroun et a entraîné la mort de 4 000 personnes, principalement des bébés. Les symptômes de cette maladie, tels que les vomissements, la fièvre et les convulsions, peuvent être mortels lorsqu’ils ne sont pas détectés et traités rapidement. C’est pour cette raison que les autorités camerounaises ont décidé de cibler les bébés dans leur campagne de vaccination.
La vaccination des bébés
Le vaccin contre le paludisme est désormais inclus dans le calendrier vaccinal des bébés camerounais, aux côtés du vaccin BCG et du vaccin contre la polio. Ce vaccin est administré en quatre doses : une à six mois, une à sept mois, une à neuf mois et une autre à deux ans. Les autorités sanitaires recommandent vivement la vaccination des enfants, mais elle n’est pas obligatoire.
Un vaccin controversé mais approuvé
Malgré des rumeurs et de fausses informations sur son efficacité et ses effets secondaires, la vaccination des bébés reçoit un fort soutien de la part des parents. Ils ont pris conscience des ravages causés par le paludisme et souhaitent protéger leurs enfants. Hélène Kwekam, responsable de la logistique des vaccins dans le district, a déclaré qu’il n’y avait pas eu de cas de refus jusqu’à présent.
Les résultats encourageants des études
Des études menées au Kenya, au Malawi et au Ghana ont montré que le vaccin du laboratoire GSK, administré au Cameroun, ne prévient pas la transmission du paludisme, mais il réduit de 30% les cas graves et les décès. Ce vaccin est une avancée significative dans la lutte contre cette maladie, qui a été recherchée pendant plus de 50 ans.
Un pas vers l’élimination du paludisme
Ces deux vaccins, développés respectivement par le laboratoire GSK et l’université d’Oxford, sont considérés comme des outils supplémentaires dans la lutte contre le paludisme. Cependant, les spécialistes soulignent qu’il est important de continuer à utiliser d’autres mesures de prévention, telles que l’utilisation de moustiquaires imprégnées et le désherbage pour éliminer les gîtes larvaires des moustiques.
Un déploiement progressif
La vaccination gratuite contre le paludisme est dirigée et financée par des organisations internationales telles que l’OMS, l’UNICEF et Gavi. Après le Cameroun, une douzaine de pays africains envisagent d’introduire la vaccination systématique des bébés. Des pays asiatiques, comme l’Inde, examinent également la possibilité de vacciner contre le paludisme prochainement.
En conclusion, la vaccination des bébés contre le paludisme au Cameroun représente une avancée majeure dans la lutte contre cette maladie dévastatrice. Bien que les vaccins ne préviennent pas totalement la transmission du paludisme, ils réduisent considérablement les cas graves et les décès chez les enfants. Cependant, il est important de maintenir et de renforcer les autres mesures de prévention, afin de progresser vers l’élimination complète du paludisme.







