La décision d’interdire l’Alliance pour le changement et l’Alliance politique pour la transition au Cameroun a suscité un débat animé dans le pays. Décryptage des tenants et aboutissants de cette mesure controversée.
Des accusations de collusion avec des individus considérés comme des terroristes
Le ministre camerounais de l’administration du territoire a pris la décision de prohiber ces deux groupes de l’opposition, les accusant de mener des activités illégales sur le territoire. Une des raisons avancées est leur prétendue collaboration avec des individus classés comme terroristes par le gouvernement de Yaoundé, notamment Julius Ayuk Tabe, qui se présente comme le chef de file autoproclamé de l’Ambazonie. Cette appellation fait référence à l’État que les mouvements séparatistes des régions anglophones du Cameroun ambitionnaient de créer.
Une interdiction contre les activités politiques des groupes qualifiés de ‘clandestins’
Les deux alliances politiques, qualifiées de ‘clandestines’ par les autorités, se voient ainsi privées du droit d’exercer toute activité politique sur le territoire. Cette mesure intervient à l’approche de l’élection présidentielle de 2025, ce qui soulève des interrogations quant à son impact sur le paysage politique et la liberté d’expression au Cameroun.
Des réactions dénonçant une entrave aux droits politiques
Les responsables des deux groupes politiques ont vivement réagi à cette interdiction, dénonçant une atteinte à l’exercice des droits politiques et à la liberté d’expression. Cette décision soulève des préoccupations quant au respect des principes démocratiques et des droits des partis d’opposition dans le pays.







