Avant cette mesure de gratuité, pour un court séjour, un visa touristique coûtait environ 55 000 francs CFA (84 euros), et jusqu’à 93 500 francs CFA (142 euros) pour un visa d’affaires. La décision renvoie donc un signal fort en faveur de l’intégration, et celle-ci s’inscrit dans une volonté panafricaniste, a affirmé le ministre burkinabé de la Sécurité, Mahamadou Sana. Mais « la gratuité n’est pas l’exemption », a-t-il précisé à l’issue du Conseil des ministres. Le visa n’est pas supprimé, il revient aux autorités burkinabè de valider ou invalider les demandes. Après validation, tout ressortissant africain obtiendra rapidement son visa pour venir au Burkina Faso, a encore expliqué le ministre de la Sécurité. Avec cette décision, Ouagadougou cherche à renforcer la libre circulation des peuples africains et à de se donner une image de terre d’accueil. De son côté, un observateur des mouvements de migration estime qu’à travers cette mesure, « c’est l’effet d’annonce qui est recherché ».Hormis « le symbole » panafricaniste, la décision serait peu conséquente, l’observateur souligne d’ailleurs que « la majorité des Africains qui viennent au Burkina Faso, le font par voie terrestre et de façon frauduleuse ». À lire aussiVisa américain: certains ressortissants africains devront bientôt payer jusqu’à 15000 dollars de cautionNewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mailSuivez toute l’actualité internationale en téléchargeant l’application RFI







