Dominic Lokolong Atiol suspendu pour dopage : une affaire qui ébranle le monde de l’athlétisme.
Un contrôle positif à la trimétazidine
Dominic Lokolong Atiol, athlète réfugié du Sud-Soudan vivant et s’entraînant au Kenya, a été provisoirement suspendu après avoir été contrôlé positif à la trimétazidine, une substance interdite, selon l’unité d’intégrité de l’athlétisme. Cette situation rappelle l’affaire récente de la patineuse russe Kamila Valieva, suspendue quatre ans pour la même substance, secouant les Jeux olympiques de Pékin 2022.
Une affaire disciplinaire en cours
L’AIU a informé Lokolong Atiol de l’allégation à laquelle il doit faire face dans le cadre d’une affaire disciplinaire en cours. Agé de 24 ans, spécialiste des 800 et 1 500 mètres, il figure parmi les 60 athlètes réfugiés bénéficiant d’une aide financière du Comité international olympique en vue des Jeux de Paris prévus pour le 26 juillet. En décembre, Fouad Idbafdil, coureur de 3 000 mètres steeple, a écopé d’une interdiction de trois ans pour un contrôle positif à l’EPO, une hormone interdite.
La biographie de Lokolong Atiol sur le site du CIO révèle qu’il est devenu réfugié à l’âge de 11 ans, suite au décès de ses parents. Après avoir quitté le Sud-Soudan, il a trouvé refuge dans le camp de Kakuma pour ensuite s’entraîner dans le camp portant le nom de la célèbre marathonienne Tegla Loroupe.
L’héritage de Tegla Loroupe dans le sport
Tegla Loroupe, triple championne olympique et vainqueur des marathons de New York en 1994 et 1995, a dirigé l’équipe olympique de réfugiés lors des Jeux de Rio de Janeiro en 2016, comptant 10 athlètes. L’équipe s’est agrandie pour présenter 29 sportifs aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021, mettant en lumière le talent et la résilience des athlètes réfugiés au plus haut niveau de la compétition sportive.







