Au Mozambique, le président nouvellement élu Daniel Chapo appelle à l’apaisement face à la contestation post-électorale croissante.
Élections sous tension
Le scrutin présidentiel du 9 octobre a été marqué par des irrégularités et une violence inquiétante, selon les rapports des observateurs de l’Union européenne. De plus, deux proches de l’opposant Venancio Mondlane ont été tragiquement assassinés sans qu’aucune enquête n’ait été annoncée.
- 70,67 % des suffrages pour Daniel Chapo : Les résultats officiels ont publié le jeudi après le scrutin, attribuent 70,67 % des voix au président élu Daniel Chapo. Il devance ainsi largement Venancio Mondlane, arrivé en second avec 20,32 % des voix, suivi d’Ossufo Momade de la Renamo avec 5,81 %.
- Appel à la réconciliation et au dialogue : Dans un contexte de tensions politiques exacerbées, Daniel Chapo a exprimé sa volonté d’être le président de tous les Mozambicains et a appelé à un dialogue ouvert pour favoriser la paix, l’harmonie et la coopération nationale.
Positionnement du Frelimo
Le président élu, représentant du parti Frelimo, s’est fermement désolidarisé des actes de violence et des meurtres perpétrés durant la période électorale. Il a réaffirmé le rejet des assassinats d’Elvino Dias et de Paulo Guambe, ainsi que de tout autre citoyen affecté par les récents événements.
- Recours de l’opposition : Face à ce qu’elle considère comme un « hold-up électoral » du Frelimo, au pouvoir depuis 1975, l’opposition a déposé des recours auprès du Conseil constitutionnel. Les prochaines étapes du processus électoral restent donc soumises à de possibles contestations et ajustements.
- Appel à la stabilité : Daniel Chapo met en avant la nécessité de la stabilité et de l’unité nationale pour le développement du Mozambique. Il encourage ainsi à la concertation et à l’écoute de chaque voix issue de la société pour construire l’avenir du pays dans un climat de sérénité.
Cette période post-électorale critique au Mozambique nécessite une gestion prudente et un dialogue constructif entre toutes les parties prenantes afin d’éviter toute escalade de la violence et de favoriser une transition politique pacifique et démocratique.







