Le Ghana entre dans le débat sur les cultures génétiquement modifiées pour stimuler son agriculture et lutter contre l’insécurité alimentaire.
Les enjeux des OGM au Ghana
Le gouvernement ghanéen envisage d’introduire des cultures génétiquement modifiées, convaincu de leurs avantages potentiels pour renforcer la production agricole et contrer les ravageurs qui impactent les rendements des agriculteurs locaux. Cette décision fait suite à des pertes annuelles estimées à 300 millions de dollars dues notamment aux chenilles légionnaires.
- Les OGM pourraient aider à accroître la résistance aux maladies et aux parasites, améliorant ainsi les rendements agricoles.
- Cependant, des voix s’élèvent contre cette introduction, craignant que les OGM ne nuisent aux semences locales et ne dépendent de technologies étrangères.
Les débats autour des semences modifiées
Les associations d’agriculteurs ghanéens s’opposent à l’idée d’adopter des semences génétiquement modifiées importées, plaidant en faveur du développement de variétés améliorées localement. Ils soulignent l’importance de valoriser les recherches des institutions nationales pour renforcer l’autonomie alimentaire du pays.
- Les opposants aux OGM mettent en avant le risque de dépendance extérieure si ces cultures prédominent sur le marché agricole ghanéen.
- En réponse, le gouvernement promet de mettre en place des réglementations strictes pour protéger les cultures traditionnelles tout en favorisant l’adoption de semences améliorées localement.
Alors que certains pays africains comme l’Afrique du Sud et le Nigeria ont déjà opté pour les OGM, le Ghana semble diviser les opinions quant à l’avenir de son agriculture. Cette controverse souligne les défis liés à l’intégration des technologies agricoles modernes dans un contexte de préservation des savoir-faire traditionnels.
Nabil Ahmed Rufai, correspondant à Accra pour Africanews.







