Avec notre correspondant à Johannesburg, Valentin HuguesL’affaire avait suscité l’émotion partout en Afrique du Sud. Le mois dernier, un jeune chauffeur VTC s’arrête devant un centre commercial de Soweto dans zone contrôlée par la communauté taxi. L’homme de 27 ans est alors pris à partie, puis il est abattu et sa voiture est incendiée.Cet événement remet la question des violences dans le secteur du transport au cœur de l’actualité sud-africaine. Si l’enquête est toujours en cours, la police privilégie la piste d’une nouvelle intimidation des taxis. Ces minibus blancs et jaunes, omniprésents sur les routes, sont parfois infiltrés par des réseaux mafieux.En plus des règlements de compte mortels entre syndicats rivaux, qui se battent pour les itinéraires les plus rentables, ils déclarent la guerre aux VTC. Certains chauffeurs expliquent devoir payer des syndicats de taxis pour accéder à certaines zones. La principale organisation de taxi, Santaco, reconnaît une certaine responsabilité, pour avoir laissé cette criminalité s’enraciner. Une nouvelle unité spéciale de la police a récemment vu le jour, dédiée aux taxis. Et le ministère des Transports mise sur une nouvelle série de régulations pour apaiser les tensions.Avec ces régulations, on clarifie vraiment leur légalité. En d’autres termes, on mets les services VTC au même niveaux que les taxis minibus. Par conséquent, les VTC devront obtenir une licence d’exploitation, avec une zone où ils sont censés opérer, afin de partager l’espace intelligemment.Pour Collen Msibi, porte-parole du département des Transports, plus le secteur est régulé, moins il y aura de violencesÀ lire aussiAfrique du Sud: un homme tué à Soweto dans le conflit entre opérateurs de taxis et VTCNewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mailSuivez toute l’actualité internationale en téléchargeant l’application RFI







