Avec notre correspondant à Johannesburg, Valentin HuguesC’est donc 48 ans après sa mort, que le nom « Steve Biko » est finalement inscrit à l’ordre du jour d’un tribunal et qu’un procès aura bien lieu.Nkosinathi Biko, fils aîné de l’activiste tué en 1977, était au tribunal, vendredi matin : « Le parquet a officiellement déclaré qu’il était prêt à entamer les procédures. Notre famille et l’équipe juridique aussi. Nous avons précisé les détails de notre plaidoirie, expliquant par exemple que des preuves seront présentées. Nous attendons avec impatience que cette affaire soit maintenant traitée par la Cour. »Le procès doit débuter, d’ici deux mois – délai nécessaire pour que toutes les parties soient prêtes – fait rare dans ce genre de procédures tardives. Deux accusés sont encore en vie.« On nous a expliqué qu’ils avaient plus de 80 ans. Nous n’aurions pas dû avoir à attendre aussi longtemps parce que beaucoup de personnes impliquées sont décédées et ont ainsi pu échapper à la justice. Cela montre à présent l’urgence de la situation parce que ma mère, elle-même, a plus de 80 ans et elle a commencé ce combat, lorsqu’elle avait 30. Aujourd’hui, c’est donc une étape importante et nous ferons tout notre possible pour obtenir justice », a ajouté le fils aîné de l’activiste Steve Biko.Pour Steve Biko, mais aussi pour Ahmed Timol ou pour le Cradock Four, à chaque fois, c’est le combat des familles qui a permis la réouverture d’enquête et la tenue de procès, plusieurs décennies après les faits.À lire aussiAfrique du Sud: réouverture de l’enquête sur l’assassinat du militant Steve BikoNewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mailSuivez toute l’actualité internationale en téléchargeant l’application RFI







