Quelques mois après l’attaque du Hamas le 7 octobre dernier, un tout nouveau type de tourisme a vu le jour en Israël.
Un tourisme mémoriel en pleine expansion
Depuis l’assaut près de la frontière avec Gaza, des touristes affluent vers le sud du pays pour rendre hommage aux victimes et tenter de saisir l’ampleur des événements tragiques qui s’y sont déroulés. Pinhas Tosig souligne l’importance de témoigner de ces atrocités pour mieux comprendre les enjeux, tout en respectant la douleur des habitants locaux dont les maisons sont devenues des attractions touristiques sans leur consentement.
Un lieu emblématique prisé par les célébrités
Au sud de la ville de Sderot, le festival de musique Nova, devenu le symbole de la résilience face à l’adversité, attire des centaines de visiteurs quotidiens. Des personnalités telles qu’Elon Musk, Michael Douglas et Nikki Haley ont marqué de leur présence ce lieu chargé d’émotions, posant parfois devant les vestiges des habitations détruites.
- Les voyages en Israël des dignitaires incluent désormais des visites sur des sites religieux et culturels renommés, à l’instar du Mur occidental, de Massada, de la mer de Galilée et de l’église du Saint-Sépulcre.
- Les kibboutzim et les villes frontalières sinistrées sont devenus des étapes incontournables pour renforcer les liens de solidarité internationale avec Israël.
- La ville de Sderot a mis en place des « visites de résilience » permettant aux visiteurs de rencontrer des survivants qui partagent leurs récits du 7 octobre ou mettent en avant l’offre culturelle et culinaire locale.
Des enjeux de mémoire et de respect
Ce nouveau type de tourisme soulève des questions éthiques concernant le traitement des lieux de mémoire et le respect des populations locales. Il est essentiel d’aborder ces visites avec sensibilité et de veiller à ce que la dignité des victimes et des survivants soit préservée.







