La présidente de l’Assemblée nationale sud-africaine, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, annonce prendre un congé spécial suite à des allégations de corruption pendant son mandat de ministre de la défense.
Les allégations de corruption et l’enquête en cours
Nosiviwe Mapisa-Nqakula, ancienne ministre de la défense de l’Afrique du Sud de 2012 à 2021, a récemment fait l’objet d’allégations de corruption. Les enquêteurs ont perquisitionné son domicile sans divulguer publiquement les détails de l’affaire. Suite à la gravité des accusations et aux spéculations médiatiques, elle a pris la décision de prendre un congé spécial de ses fonctions de présidente de l’Assemblée nationale.
La réaction de Mapisa-Nqakula
Dans un communiqué, Mapisa-Nqakula a déclaré : « Compte tenu de la gravité des allégations et des spéculations médiatiques qui en découlent, j’ai décidé de prendre un congé spécial de mon poste de présidente de l’Assemblée nationale, avec effet immédiat. » La présidente a nié avoir enfreint la loi et a souligné qu’aucune notification formelle d’arrestation imminente ne lui avait été adressée. Cependant, les médias locaux ont rapporté qu’elle était censée se rendre à la police le vendredi suivant.
« Mes avocats ont toutefois informé de manière proactive l’Autorité nationale des poursuites de ma volonté d’obtempérer si besoin », a-t-elle ajouté. Selon la chaîne publique sud-africaine SABC, Mapisa-Nqakula aurait reçu des sommes importantes en espèces sous forme de pots-de-vin de la part d’un ancien entrepreneur militaire pendant son mandat de ministre de la défense.
Ces développements ont suscité des interrogations sur la transparence et l’intégrité au sein du gouvernement sud-africain, ainsi que sur les mesures prises pour lutter contre la corruption au plus haut niveau de l’État. L’enquête en cours jettera probablement une lumière crue sur les éventuelles pratiques illégales dans le secteur de la défense et mettra en lumière les défis auxquels est confrontée la lutte contre la corruption en Afrique du Sud.







