Le ministre soudanais de l’Agriculture, Abubakr al-Bushra, a récemment contesté les estimations de l’ONU sur la famine au Soudan, affirmant qu’il n’y a pas de crise alimentaire dans le pays.

Contestation des chiffres de l’ONU

Al-Bushra a vivement rejeté les chiffres avancés par l’ONU, selon lesquels environ 755 000 personnes souffriraient de faim extrême au Soudan. Il a qualifié ces données d’insignifiantes par rapport à la population totale de 50 millions de personnes dans le pays.

Doutes sur la précision des données humanitaires

Lors d’une conférence de presse à Port-Soudan, le ministre a remis en question la capacité des agences humanitaires à fournir des informations précises, particulièrement depuis les zones contrôlées par les Forces de soutien rapide (RSF). Il a souligné que les conditions d’accès imposées par l’armée sont strictes et dangereuses, rendant difficile la collecte de données fiables.

  • Al-Bushra a critiqué les tentatives des agences humanitaires de contourner les restrictions d’accès imposées par l’armée.
  • Il a souligné les risques encourus pour accéder aux zones contrôlées par les RSF.

Refus d’ouvrir les frontières à l’aide humanitaire

Le gouvernement soudanais, sur fond de conflit persistant entre l’armée et les RSF, a rejeté les appels internationaux visant à ouvrir les frontières pour faciliter la distribution de l’aide humanitaire. Cette position intervient alors que la crise humanitaire s’aggrave dans le pays.

  1. Le ministre de l’Agriculture a souligné que les informations avancées par l’ONU représentent une petite fraction de la population soudanaise globale.
  2. Al-Bushra a mis en lumière les difficultés rencontrées par les agences humanitaires pour opérer dans les régions contrôlées par les RSF.
  3. La situation alimentaire au Soudan demeure préoccupante malgré les contestations des autorités nationales.

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